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Une traversée du lac Saint-Jean en l'honneur de Philippe Belley

Des nageurs dans l'eau.

Des nageurs s'enlacent avant d'amorcer la traversée du lac Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada

Après plus de dix heures de traversée, Clara et Adèle, les filles de Philippe Belley accompagnées d'une vingtaine de nageurs, ont reçu un accueil chaleureux, samedi, à la marina de Roberval.

Clara, qui s'est entraînée pendant des mois avec son père, était fière de son parcours.

C'était la première fois que je retournais dans l'eau depuis que c'est arrivé! Mais ça a bien été!, a-t-elle dit, soulagée. Elle a également souligné la présence du comité d'accueil. C'était beau de voir qu'il y avait autant de gens.

Une fille frappe une plaque en nageant.

La fille de Philippe Belley a frappé la mythique plaque de la Traversée internationale du lac Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux

Avant de se lancer dans le Piékouagami

Une soixantaine de personnes s’étaient retrouvées, en début de journée, à la Marina de Péribonka. Amis, proches de Philippe Belley et membres de son entreprise Les Films de La Baie assistaient à ce départ.

Les nageurs ont traversé l’immense plan d’eau à relais. Malgré la douleur d’avoir perdu son père si tôt et si subitement, Clara Belley était présente.

Je trouve ça difficile. Comment dire, c’est difficile, mon père n’est pas là. J'ai quand même hâte de faire ça pour lui. Je n’ai pas peur. Je crois que ça va bien aller , avait-t-elle confié, quelques minutes avant le départ, la voix étreinte par l’émotion.

L'adolescente devait traverser le lac Saint-Jean à la nage en compagnie de son père la semaine dernière. Ce défi colossal représentait l’aboutissement de plusieurs mois d'entraînement. Le réalisateur et documentariste est décédé, quelques jours avant le défi sportif, alors qu’il s’entraînait au lac Clairval, à l’entrée de la réserve faunique des Laurentides. Clara Belley était présente lorsque son père a subi un malaise qui lui a été fatal.

Une adolescente pose devant le lac Saint-Jean.

Clara Belley a traversé le lac Saint-Jean à la nage en l'honneur de son père décédé lors d'un entraînement.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Heureusement, elle était bien loin d’être seule dans cette traversée, qui a pris un tout autre sens. Certes, le principal intéressé était absent, mais sa mémoire était bien vivante.

Nous, ses amis, qui nageons avec lui depuis deux ans, il faut lui dire qu’on va s’ennuyer de lui. On veut commémorer sa mémoire. C’est symbolique. Je pense que c’est important. Il y a des gens qui partent trop vite , mentionnait Pierre Lavoie quelques minutes avant de s’élancer dans les eaux du Piékouagami.

La nage à relais apporte, selon lui, une certaine énergie aux participants. C’est en équipe. On vit des choses ensemble. On se partage la difficulté ensemble. Il y a plein de façons de commémorer la mémoire de quelqu'un. Je pense que c’est toujours mieux de le faire le plus tôt possible. Je trouvais que c’était le temps. J’avais peur que l’autre fin de semaine, on puisse perdre des joueurs. Tout le monde était prêt , a-t-il expliqué.

Départ émouvant

La partenaire d’affaires de Philippe Belley, Stéphanie Gagné, Pierre Lavoie et un responsable de la sécurité se sont adressés aux nageurs peu avant leurs premiers battements de jambes.

Il n’y a pas de pression ni de compétition. On est ensemble, c’est un peu ça. Philippe, c’était un rassembleur. Ce sera cet esprit de Philippe qui dominera tout au long de la traversée. C’était quelqu’un qui aimait la vie, qui était drôle. On va s’organiser pour avoir du plaisir. En le faisant à relais, il y a une dynamique qui s’installe dans le bateau. On se dit qu’on va aller faire notre part, notre cinq minutes. Le temps passe très vite. L’esprit sera à la mémoire de Philippe. Ce sera, d’après moi, calme et agréable. Je pense que quelqu’un en haut s’est organisé pour qu'on puisse avoir cette température agréable pour traverser le lac.

Une citation de :Pierre Lavoie

Celui qui s'entraînait presque quotidiennement avec Philippe Belley a souligné sa ténacité. Il n’a jamais baissé les bras dans la préparation à cette traversée qui n’aura jamais eu lieu pour lui.

Les minutes précédant le départ étaient empreintes d’émotions. Les filles de Philippe Belley, Adèle et Clara, ont versé de l’eau du lac Clairval dans le lac Saint-Jean. Les nageurs les entouraient en se tenant par la main.

Des gens forment une foule.

Plus de 60 personnes avaient tenu à se réunir pour encourager les nageurs.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Le départ de la traversée a été donné par l’associée de Philippe Belley, Stéphanie Gagné. Les nageurs ont quitté la marina de Péribonka sous les cris et les applaudissements des dizaines de personnes présentes. Plusieurs ont salué le courage de Clara, qui a affronté le lac Saint-Jean sans son père.

Des gens posent sur le bord de la rue.

Des dizaines de personnes ont encouragé les participants de la traversée du lac Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Le documentaire sera complété

Le projet sportif du duo père et fille faisait l’objet d’un documentaire déjà en préparation. Le drame n’a pas empêché Les Films de La Baie de poursuivre le projet. Une équipe de tournage a documenté cette journée qui a marqué le dénouement inattendu de cette quête des deux dernières années. Les artisans de la maison de production ont suivi les nageurs à bord d’un bateau.

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