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Untitled Peter Tripp : la solitude dans la célébrité

Johanna Bundon, Lee Henderson, et Jayden Pfeifer devant un rideau rouge.

Johanna Bundon, Lee Henderson, et Jayden Pfeifer sont les trois créateurs de la pièce Untitled Peter Tripp Project.

Photo : Lee Henderson

La troupe Curtain Razors présente Untitled Peter Tripp Project du 19 au 29 août. Une œuvre qui explore les thèmes autour de la radiodiffusion, de l'échec et de l'absence du public.

L'œuvre trouve ses racines dans l'histoire de Peter Tripp, un animateur de radio et DJ, qui, en 1959, a animé une émission radio pendant 201 heures sans s'arrêter, depuis une cabine de verre à Times Square.

Cette prestation a eu de sérieuses conséquences psychologiques. Peter Tripp n’était plus le même.

Jayden Pfeifer semble manger une chaussure.

Jayden Pfeifer incarne une figure échevelée, au bord de la crise de nerfs.

Photo : Lee Henderson

« Il a vécu un échec très public, un échec devant tout le monde qui l'écoutait, le regardait. »

— Une citation de  Johanna Bundon, artiste

Seul derrière le micro, il y a un certain aspect d'isolation dans le métier de DJ, il lui fallait toujours remplir l’espace vide avec sa présence, raconte la cofondatrice de Curtain Razors, Johanna Bundon.

Scénographie affirmée

Plutôt que dans un théâtre, Curtain Razors à choisi de s’installer sur un plateau de cinéma au Soundstage de Regina. Un lieu qui s’est imposé, selon Johanna Bundon. Le Soundstage, c’est l’endroit à Regina qui est crucial dans les médias, au cinéma, à la télédiffusion, explique l’artiste.

Des spectateurs observent les comédiens dans la pénombre d'un studio de cinéma.

Le spectacle propose au spectateur plusieurs scènes inspirées de la vie d'une vedette de la radio des années 50.

Photo : Raphaële Frigon

C’est un lieu qui est souvent vide aussi. C'était donc parfait pour une œuvre qui parle d’isolement, ajoute-t-elle.

L'immense studio n’est éclairé que par des projecteurs braqués sur quelques dispositifs scéniques : des haut-parleurs, des lampes, une régie audio improvisée.

Le spectateur est invité à se promener durant la pièce. Le public fait partie du spectacle alors que le jeu des comédiens se déroule entre les spectateurs.

Jayden Pfeifer et Johanna Bundon sur des chaises, mains sur les genoux, éclairés par des projecteurs.

Jayden Pfeifer et Johanna Bundon sont deux des artistes de Curtain Razors.

Photo : Raphaële Frigon

« On a commencé avec une idée, et non une discipline, on veut donner vie à des idées, peu importe la manière. »

— Une citation de  Johanna Bundon, artiste

C’est dans cet environnement que Curtain Razors nous propose une série de scènes où se mêlent les disciplines. Parfois de la danse, mais aussi de la vidéo, de la performance, et du théâtre.

La pièce contient un monologue marquant sur la télévision par l’acteur Lee Henderson, dans le rôle d'un chef d'antenne inspiré de Marshall Macluhan. L'œuvre comporte aussi une scène remarquable avec un personnage de chanteuse des années 50, qui vit une crise d’hystérie devant son public.

Plusieurs de ces performances jouent avec l'archétype du comédien qui ne peut pas s’arrêter. Doué, inspiré, mais qui ne peut pas arrêter de performer, d’essayer de plaire, peu importe sa santé où ses motivations, explique Johanna Bundon.

Curtain Razors offre une œuvre parfois franchement angoissante, troublante, qui saura dépayser un public averti.

La pièce Untitled Peter Tripp Project, de Curtain Razors est présentée du 19 au 29 août au Soundstage de Regina.

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