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Le Parti vert propose des investissements massifs dans les technologies propres

On voit Mme Paul qui parle en conférence de presse.

La chef du Parti vert, Annamie Paul

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Le Parti vert juge que l’on doit passer en cinquième vitesse pour ce qui est des investissements dans les technologies vertes, afin d'empêcher que s’aggravent des événements climatiques extrêmes comme le dôme de chaleur et les feux de forêt de cet été au Canada.

Lors d’un point de presse à Toronto, la chef du parti, Annamie Paul, a présenté les grands piliers de la stratégie des verts, mais sans chiffrer encore d'engagements précis pour la formation.

On sait que la crise climatique est ici, on l’a vu dans la centaine de feux de forêt au pays, les centaines de décès en raison du dôme de chaleur en Colombie-Britannique, les inondations, la sécheresse sans précédent sur les Prairies qui détruit les récoltes, a-t-elle cité comme exemples.

« Il faut agir de manière urgente, nous avons tout ce qu'il faut pour le faire. Ça doit être un des enjeux principaux de ces élections. »

— Une citation de  Annamie Paul, chef du Parti vert

Chaque fraction de degré [de réchauffement] évitée fait toute la différence, souligne-t-elle.

Il faut d’abord protéger ce que l’on a, a dit Mme Paul, notamment la forêt, qui est un immense puits de carbone.

Elle a ironisé sur le fait que le gouvernement est bien peu avancé sur son engagement de planter deux milliards d’arbres. Il est grand temps, et je pense que je vais prendre mes enfants, des collègues chez les verts et quelques pelles, et on va aller les planter nous-mêmes.

Pour ce qui est des énergies renouvelables, les verts soulignent que 80 % de l’énergie utilisée au Canada provient de sources renouvelables. Il ne manque que 20 %. Il faut miser sur l’électrification, la décarbonisation des transports, du secteur du bâtiment. Le Canada peut être un leader mondial en la matière et travailler avec les États-Unis, dit-elle.

Il est primordial de s’attaquer aux émissions dans le secteur agricole, et aussi dans les cimenteries et les aciéries, qui sont de gros pollueurs, mentionne-t-elle.

En matière de science et d’innovation, elle juge que le Canada pourrait faire beaucoup mieux. Malheureusement, le Canada est le deuxième pays parmi ceux du G7 qui investit le moins dans la recherche et le développement. Or, on sait que les pays qui le font sont ceux qui vont rester compétitifs.

Les néo-démocrates promettent une banque du climat

À Montréal, le chef adjoint du Nouveau Parti démocratique, Alexandre Boulerice, a quant à lui présenté l’idée d’une banque du climat qui servirait à financer des projets permettant de réduire les GES.

Il y avait la banque de privatisation d’infrastructures des libéraux, qui mettait des projets en PPP. Il y a 38 milliards de dollars dans la banque d’infrastructures du Canada. On veut prendre cet argent et l’investir dans une banque climatique qui va servir à subventionner et à prêter de l’argent pour des projets qui vont réduire nos émissions de gaz à effet de serre, a-t-il proposé, entouré de candidates locales.

Que ce soit des biocarburants, de la géothermie, des éoliennes ou des panneaux solaires, de la recherche ou de l’innovation pour de meilleures batteries électriques qui sont moins polluantes et plus efficaces, a-t-il poursuivi.

On voit les candidats debout, en point de presse. M. Boulerice parle au micro. En arrière-plan, un édifice du centre-ville de Montréal.

Le chef adjoint du NPD, Alexandre Boulerice, accompagné des candidates Nimâ Machouf, Christine Paré, Catheryn Roy-Goyette et Ève Péclet

Photo : Radio-Canada

« Et ça, c’est le genre de mesures radicales, ambitieuses qu'on met de l'avant au NPD. »

— Une citation de  Alexandre Boulerice, député néo-démocrate de Rosemont—La Petite-Patrie

M. Boulerice a lui aussi rappelé l’urgence d’agir compte tenu des événements climatiques extrêmes auxquels nous sommes exposés. On est très inquiets pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants.

À l’instar du chef bloquiste plus tôt aujourd’hui, il a rappelé que les libéraux ont investi 10,7 milliards de dollars dans le secteur pétrolier et gazier, soit davantage que le gouvernement Harper. Le Canada est le pire pays du G7 en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre, une situation qui doit être corrigée rapidement par le virage à 180 degrés que propose sa formation.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

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