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Des directives floues pour la rentrée scolaire au Québec, déplore la CSQ

Le ministre Roberge en conférence de presse.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge. La CSQ s'inquiète du peu de directives données par le ministère en cas d'éclosion de COVID-19 dans les écoles, à la veille de la rentrée.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Radio-Canada

La rentrée se fera dans quelques jours dans les écoles du Québec et le ministère de l’Éducation n’a toujours pas donné de directives claires à l'intention du personnel en cas d’éclosion de COVID-19. C’est du moins l'avis du président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Éric Gingras.

On va faire le plus possible pour que les jeunes puissent vivre l’école la plus normale possible, a dit d’entrée de jeu M. Gingras en entrevue à Midi info jeudi.

Or, selon lui, les enseignants ont des inquiétudes quant à la marche à suivre en cas d’éclosion de COVID-19. C’est ce que les enseignants attendent, a-t-il ajouté.

On a parlé de passeport vaccinal, de certains sports et activités parascolaires, mais aucune information n’a été donnée au personnel dans les écoles, a poursuivi le président de la CSQ.

On est questionnés [par le ministère], on répond aux questions, mais on ne nous donne pas l’information sur les décisions qui ont été prises. On apprend [les directives] souvent quelques minutes avant [leur application].

Une citation de :Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec

Des mesures pour pallier l'absence de vaccination?

L’année dernière, les bulles-classes avaient bien fonctionné pour limiter les risques de contagion, a souligné M. Gingras.

Il croit cependant qu'un flou persiste pour la rentrée scolaire actuelle, dans la mesure où les élèves du primaire de moins de 12 ans ne sont pour le moment pas admissibles à la vaccination.

On veut que les jeunes vivent une belle année scolaire, mais ça ne se fait pas au détriment de la sécurité et de la santé du personnel. Il faut que ce soit bien organisé, c’est ce qu’on veut, a-t-il ajouté.

En éducation, on ne peut pas attendre à la dernière minute; des voix vont s'élever et crier à l'improvisation.

Une citation de :Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec

Selon M. Gingras, les tests rapides pour la COVID-19 pourraient, dans ces conditions, être utilisés dans les écoles. Ça peut fonctionner, mais on ne sent pas une volonté du ministère [de l’Éducation] d’aller vers ça, a-t-il dit.

M. Gingras formule deux demandes au ministère de l’Éducation.

La première : qu'il dévoile le taux de vaccination du personnel des écoles.

Et la seconde : qu'il présente, pour ceux qui ne sont pas vaccinés ou qui ne veulent pas être vaccinés, un plan qui tienne compte du contexte de pénurie de personnel sévissant dans les écoles du Québec.

Le ministère de l’Éducation n’a pas encore commenté la sortie du président de la CSQ.

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