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Le syndicat dénonce le climat de travail au CPE Vallée-des-Loupiots de Val-d'Or

La bâtisse du CPE de la Vallée-des-Loupiots à Val-d'Or.

L'installation principale du CPE de la Vallée-des-Loupiots à Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Le syndicat CSN croit que le climat de travail explique en partie les problèmes de main-d’oeuvre que vit le CPE Vallée-des-Loupiots de Val-d’Or.

La direction du CPE a annoncé mercredi la fermeture temporaire de son installation de 80 places de l’avenue Paquin à compter du 1er septembre en raison d’un manque d’éducatrices.

L'installation de l'avenue Paquin du CPE de la Vallée-des-Loupiots à Val-d'Or.

L'installation de l'avenue Paquin du CPE de la Vallée-des-Loupiots à Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Selon la CSN, il est vrai d’affirmer que les conditions salariales des éducatrices en CPE entraînent un exode de la profession, mais pour Félix-Antoine Lafleur, président du conseil central de la CSN en Abitibi-Témiscamingue, le problème est amplifié à la Vallée-des-Loupiots.

La pénurie de main-d'œuvre est généralisée dans le réseau, mais le contexte de ce CPE est un peu différent, avance-t-il. C’est un des endroits où l’on voit le plus de fermetures temporaires. Pour nous, le climat de travail a sûrement une incidence.

La CSN avait déjà dénoncé, en juin, les pratiques de la nouvelle direction du CPE, notamment l’imposition du temps supplémentaire.

« On se pose de sérieuses questions sur les méthodes de gestion. Si ça cause des départs, c’est préoccupant dans un milieu qui a des incidences sur le reste de la société. »

— Une citation de  Félix-Antoine Lafleur

Des parents disent aussi avoir constaté une détérioration du climat de travail depuis le printemps.

Avec l’arrivée de la nouvelle direction au printemps, les éducatrices se sentaient moins soutenues, moins appuyées, affirme Paméla Poirier, mère de deux enfants qui fréquentent l’installation Paquin. Plusieurs étaient épuisées. Elles ont choisi de quitter et on les comprend. On ne leur en veut pas du tout. Elles auraient sûrement eu besoin de douceur et de compréhension.

Une mère et un père photographiés avec leurs deux enfants.

Pour Paméla Poirier, la pénurie de main-d'oeuvre rendra difficile la recherche d'une place en garderie pour les parents des 80 enfants touchés par la fermeture temporaire de l'installation de l'avenue Paquin.

Photo : Gracieuseté

La direction se défend

Le nouveau directeur général, Joël Gagné, reconnaît que le climat de travail est difficile au sein du CPE. Mais il refuse d’y voir un lien avec son arrivée en mai.

Quand je suis entré en poste, je dénonçais déjà la pénurie, rappelle-t-il. Le climat était déjà affecté par les conditions de travail des éducatrices. Le syndicat a raison de dire que la situation s’est détériorée depuis le mois de mai, mais ce n’est pas à cause du changement à la direction. C’est en lien avec la pénurie de personnel et la difficulté à recruter.

Tant le syndicat que les parents auraient souhaité pouvoir s’asseoir avec le CPE pour discuter de solutions et éviter la fermeture. Joël Gagné rétorque que le départ annoncé de huit éducatrices la semaine dernière a pris la direction de court.

On veut bien travailler sur des solutions, mais pour l’instant, on n’a simplement plus d’éducatrices. On va faire le tour de la question et étudier toutes les possibilités, mais sans éducatrices, on ne peut pas offrir de services. Ce n’est pas une problématique unique à nous. Tout le réseau québécois est rudement mis à l’épreuve, conclut-il.

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