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Une famille vit dans un camping faute de logement abordable

La famille qui ne dispose que de 1800 $ par mois pour se loger n'a qu'un mois pour trouver une solution.

Les parents et leurs enfants autour d'une table de pique-nique.

Melinda et Chris Boyles et leurs cinq enfants vivent dans le camping KOA à Cavendish cet été après avoir dû quitter la maison qu’ils occupaient auparavant à Summerside.

Photo : CBC/Nicola MacLeod

Radio-Canada

Malgré une augmentation des logements disponibles à l'Île-du-Prince-Édouard, certaines familles peinent à trouver un lieu pour vivre. C'est le cas des sept membres d’une famille qui vit aujourd'hui dans une roulotte de camping.

Le couple reste positif devant les enfants pour ne pas les inquiéter, explique Chris Boyles.

Sa famille qui compte cinq enfants a été expulsée d’une maison. Depuis, la famille vit dans une roulotte installée dans un terrain de camping à Cavendish. Le propriétaire leur permet d’y rester jusqu'à la fin de septembre.

Selon Chris Boyles, il n'y a pratiquement pas de logement abordable avec quatre chambres pour héberger une famille nombreuse comme la sienne. Il dit que la majorité des logements en construction n’ont que deux chambres et que ceux qui sont qualifiés d’abordables coûtent environ 1500 $ par mois.

La famille ne dispose que de 1300 $ par mois pour le loyer ou de 1800 $ si tout est inclus.

Quant à trouver un logement abordable à quatre chambres, ajoute sa conjointe Melinda, ils coûtent de 1800 $ à 2000 $ par mois, et parfois rien d'autre n'est inclus.

Manger ou se loger, il faut choisir

Chris et Melinda soulignent qu’en élevant cinq enfants, ils doivent parfois faire un choix déchirant entre payer le loyer ou l’épicerie.

La famille dit qu’elle n’a pas droit à un logement pour personnes à faible revenu, parce qu’elle gagne trop pour cela et qu’elle ne gagne pas assez pour la mise de fonds nécessaire à l’achat d’une maison.

Sa situation n'est pas unique dans la province, malgré une légère remontée du taux d'inoccupation des appartements de toute catégorie à l'Île-du-Prince-Édouard, qui est passé de 0,3 % à 2,6 % de 2018 à 2020, selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement.

Les logements de quatre chambres disponibles sont malgré tout quasi inexistants, selon Connor Kelly, membre d’une association provinciale qui défend le logement abordable, la P. E. I. Fight for Affordable Housing.

Choqué et mécontent, M. Kelly affirme qu'au moins trois autres familles qui connaissent le même problème que les Boyles se sont déjà adressées à son association. Il est injuste, explique-t-il, que des familles qui comptent plus d'enfants que la moyenne ne trouvent pas de logement.

Selon Connor Kelly, il faut que le gouvernement construise plus de logements publics, sinon la situation immobilière continuera de s'aggraver.

Connor Kelly interviewé devant des maisons.

Connor Kelly, de l'association P. E. I. Fight for Affordable Housing, dit qu'il est injuste que des familles qui ont plus d'enfants que la moyenne ne trouvent pas de logement.

Photo : CBC/Nicola MacLeod

Les Boyles demandent aussi au gouvernement d'agir. Si rien n'est fait, d'autres familles se retrouveront à la rue, selon eux.

La famille garde espoir

En attendant, Chris et Melinda tentent de garder espoir. Ils ont encore un mois pour trouver un logement dans les environs de Summerside, afin de laisser leurs enfants fréquenter la même école.

Quant à cet automne, le couple dit avoir reçu quelques offres de logement temporaire de la part de membres de la famille.

Les enfants jouent avec un ballon et un vélo près de la roulotte de camping.

Les enfants de Chris et Melinda Boyles s'amusent en camping cet été, mais la famille doit trouver d'ici un mois une solution permanente pour se loger.

Photo : CBC/Nicola MacLeod

La famille envisage aussi un logement à deux chambres. Dans ce cas, les jumelles en partageraient une, les trois garçons l’autre, et les parents dormiraient sur un divan-lit dans le salon.

Chris et Melinda disent que le bien-être de leurs enfants passe avant tout.

Avec les renseignements de Nicola MacLeod, de CBC, et de Julien Lecacheur, de Radio-Canada

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