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Près de 700 arrestations à Fairy Creek depuis le début des manifestations

Les policiers croient que la fin des blocages approche, mais des manifestants jurent qu'ils ne sont pas sur le point d'abandonner.

Une trompette devant une barricade avec des gens derrière.

Les arrestations se font plus nombreuses et les manifestants dénoncent une augmentation de la violence chez les agents de la GRC, ce que les policiers réfutent.

Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos

Radio-Canada

Plus d’un an après le début des manifestations contre la coupe d’arbres anciens à Fairy Creek, sur l’île de Vancouver, le mouvement semble loin de s’essouffler, puisque, en tout, 690 personnes ont été arrêtées.

Les techniques employées par les manifestants pour tenter d’empêcher l’exploitation forestière de ce secteur varient, mais la Gendarmerie royale du Canada (GRC) note, entre autres, la formation de tranchées le long des routes.

La plupart du temps, les personnes se verrouillent à des chaînes, à des arbres, à des voitures ou à de hauts trépieds. Les agents doivent employer des pelles, des tronçonneuses et même des excavatrices pour les en détacher.

Les membres du groupe Rainforest Flying Squad, qui organise les blocages, dénoncent une augmentation des gestes violents de la part des agents.

Au début, il y avait un certain degré de civilité, explique Luke Wallace, l’un des manifestants. Avant, la GRC se déplaçait méthodiquement et avec une certaine inquiétude pour la sécurité des personnes dans les blocages, mais c'est pratiquement terminé.

Une jeune femme perchée en haut d'un trépied.

Deux personnes étaient perchées en haut de structure de bois afin de bloquer la route forestière près du campement de Waterfall.

Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos

Aucune plainte, dit la GRC

La GRC réfute ces allégations d'augmentation de la violence. Malgré les allégations de traitement inhumain, nos agents prennent de nombreuses précautions pour s'assurer que tous les manifestants sont retirés de ces dispositifs aussi lentement et de manière aussi sécuritaire que possible, soutient l’agent Chris Manseau.

Lorsque les policiers tentent de retirer une personne d’un dispositif verrouillé, un processus qui peut prendre des heures, ils utilisent des tentes et s’assurent de leur fournir de l’eau afin qu’elle demeure hydratée dans des conditions de chaleur extrême, affirme le porte-parole de la GRC.

Aucune plainte officielle pour mauvais traitement n'a été déposée contre les policiers à cet endroit, fait valoir l’agent Manseau. Nous encourageons les gens à passer par les canaux appropriés, plutôt que de publier des choses sur les réseaux sociaux, afin qu'une enquête puisse être menée.

Des manifestants inquiets

Chris Manseau croit que les manifestants commencent à se sentir désespérés. Je ne sais pas si les tensions montent, mais je pense que beaucoup de personnes là-bas sentent que la fin approche et que cela les inquiète.

Une manifestante de Victoria, Jessy Bokser, n'est pas de cet avis. Chaque fois que j'ai l'impression que c'est peut-être la fin, car la police nous a poussés trop loin, nous continuons. Personne ici n'est sur le point d'abandonner, à aucun moment.

Avec les informations de Kathryn Marlow

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