•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Seulement 55 % des électeurs ont voté en Nouvelle-Écosse

La circonscription acadienne de Richmond est celle où le taux de participation a été le plus élevé.

Des gens entrent ou sortent d'un bureau de vote.

Le taux de participation au scrutin en Nouvelle-Écosse est de 55 % en 2021, à peine plus que le pire taux de l'histoire de la province, noté en 2017, qui était de 53,4 %, selon Élections Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC/Rose Murphy

Radio-Canada

Seulement 55 % des gens admissibles ont exercé leur droit de vote lors des élections provinciales en Nouvelle-Écosse. Ce taux surpasse à peine le pire noté jusqu’à présent, en 2017.

Élections Nouvelle-Écosse ne présentera un rapport détaillé pour chaque circonscription électorale que dans quelques mois. L’agence a récemment indiqué que 42 % des électeurs ont voté par anticipation durant la campagne électorale.

Les taux de participation au vote sont pratiquement les mêmes dans certaines circonscriptions, comme celles de Kings-Sud, Kings-Nord et Hants-Ouest, tandis qu’ils varient dans d’autres, notamment dans la région d’Halifax.

Les circonscriptions ayant les taux les plus élevés :

  • Richmond : 71,43 %;
  • Clare : 67,84 %;
  • Argyle : 67,45 %;
  • Guysborough Tracadie : 66,81 %;
  • Chester St. Margarets : 62,46 %.

Les circonscriptions ayant les taux les plus faibles :

  • Cole Harbour : 37,99 %;
  • Dartmouth-Nord : 46,13 %;
  • Bedford-Sud : 46,20 %;
  • Halifax Atlantic : 47,28 %;
  • Preston : 47,58 %.

Lori Turnbull, directrice de l’École d'administration publique et professeure agrégée de sciences politiques à l’Université Dalhousie, dit qu’elle s’attendait à un taux de participation encore plus faible, parce que la campagne électorale semblait plutôt tranquille au début de l’été.

Le faible taux de participation, dit-elle, signifie que moins de la moitié des électeurs ont exprimé leur appui pour le parti qui a obtenu la majorité des voix. S’il n’y a que 55 % des électeurs qui votent, souligne-t-elle, un grand nombre de voix ne se font pas entendre et c’est un problème.

Lori Turnbull interviewée sur un quai.

Lori Turnbull, directrice de l’École d'administration publique et professeure agrégée de sciences politiques à l’Université Dalhousie.

Photo : CBC

Lori Turnbull se demande si le faible taux signifie que les gens ne s’intéressent pas à la démocratie, qu'ils ne se sentent pas inclus ou qu’ils croient que leur sort ne s'améliorera pas, peu importe qui forme le gouvernement. Si le lien entre les gens et l’Assemblée législative est rompu, c’est mauvais, dit-elle.

Les candidats progressistes-conservateurs ont obtenu 160 996 voix (38,62 %), et les libéraux, environ 7900 de moins (36,72 %).

Un taux de participation en déclin

Le taux de participation à des scrutins n’est pas toujours aussi faible en Nouvelle-Écosse. Aux élections fédérales de 2019, il était de 69,4 % et supérieur à la moyenne nationale.

Au provincial, le taux de participation est en déclin. Il est passé de 82 % en 1960 à 53,4 % en 2017. Dans l’espoir de renverser cette tendance, les divers gouvernements ont modifié la loi électorale pour rendre le vote plus accessible. La province a adopté le bulletin de vote en blanc en 2003. Elle propose aussi aux électeurs plusieurs options pour voter par anticipation.

Selon Lori Turnbull, le faible taux de participation actuel est plus une question d’intérêt et d’engagement que d’accessibilité aux bulletins de vote.

Si les gens sentent que la victoire aux élections est incertaine et entourée de suspense, ils sont plus enclins à voter, mais s’ils sentent que la victoire d’un tel parti est assurée, ils sont moins enclins à voter, explique la professeure Turnbull. Elle ajoute que les premiers sondages au début de la campagne donnaient l’avance aux libéraux et que des gens ont peut-être cru que les choses ne changeraient pas.

Des hauts et des bas liés à l'âge des électeurs

Les électeurs plus âgés sont plus portés à considérer l’exercice de leur droit de vote comme un devoir et à ressentir des regrets s’ils ne votent pas, ajoute Lori Turnbull. Les travaux de recherche en la matière montrent que les gens qui commencent à voter à un jeune âge ont plus tendance à exercer leur droit de vote toute leur vie, dit-elle.

Dans son rapport sur les élections de 2017, Élections Nouvelle-Écosse a indiqué que les gens âgés de 64 à 74 ans sont particulièrement portés à voter et que le taux de participation diminue considérablement dans les tranches d'âge plus jeunes.

La Nouvelle-Écosse demeure la seule province canadienne où les élections n’ont pas lieu à une date fixe. Le premier ministre désigné, Tim Houston, a promis de changer cela durant sa première conférence de presse donnée mercredi, au lendemain des élections.

Si les gens savent d’avance à quel moment les élections seront déclenchées, cela les aidera à réfléchir, à tenir compte des enjeux et à exercer leur droit de vote, espère Lori Turnbull. Si au contraire les gens se demandent pourquoi ils devraient voter, ils sont moins portés à le faire, conclut la professeure.

D’après un reportage d’Elizabeth McMillan, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !