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Le bruit généré par l'usine Bitfarms continue de déranger des Sherbrookois

Une balançoire face à la rivière. L'usine Bitfarms peut être aperçue sur l'autre rive.

L'usine de Bitfarms se situe de l'autre côté de la rivière des maisons de la rue résidentielle Raimbeault. Selon ses résidents, la rivière ne fait qu'amplifier les bruits générés par l'entreprise de cryptomonnaie.

Photo : Radio-Canada / Titouan Bussiere

Radio-Canada

Le bruit généré par l'usine de cryptomonnaie Bitfarms, à Sherbrooke, dérange encore des centaines de résidents.

Je ne pouvais vraiment pas dormir la nuit, alors j'ai placardé la fenêtre qui était près de mon lit. Je ne peux vraiment pas venir lire dehors, c'est impossible, je sors 10 minutes et j'en ai assez. Ça m'agresse dans le ventre, vraiment., se désole Annette Rabi, résidente de Sherbrooke.

Annette Rabi dans sa chambre. Une fenêtre est fermée par un morceau de carton couvert d'un rideau.

Annette Rabi explique avoir cloîtré certaines de ses fenêtres pour tenter de limiter le bruit dans sa demeure.

Photo : Radio-Canada / Titouan Bussiere

Benjamin Côté, un autre résident, abonde dans le même sens. Il est déménagé dans le quartier quelques mois avant que l’usine ne s’installe. Passer un moment agréable dehors sur notre terrain, c’est rendu impossible. [...] C'est agressant, c'est en continu, et c'est toujours, toujours, toujours là, jour et nuit, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Cette usine n'arrête jamais. 

« On a acheté à un endroit qui est bucolique, très très agréable à vivre, mais on ne peut pas en profiter. On passe plus de temps à l’intérieur pour se protéger du bruit. »

— Une citation de  Benjamin Côté, un résident

Le ministère de l'Environnement a récemment rencontré des élus et des citoyens pour discuter du problème, mais plusieurs d’entre eux se disent insatisfaits de cette intervention.

Le ministre de l'Environnement ne s'est pas donné la peine d'être présent, et la personne qui était dépêchée, malheureusement, ne connaissait pas l'environnement et l'impact de Bitfarms sur la vie des gens du secteur, déplore Marc Denault, le conseiller municipal du district du Golf.

« La conclusion de la rencontre qu'on a eue avec le ministère de l'Environnement, c'était n'importe quoi comme réponse. »

— Une citation de  Marc Denault, conseiller municipal du district du Golf

Les gens ne peuvent pas vivre cette situation-là encore six ans et plus, martèle l'élu.

Rappelons que l'hiver dernier, Bitfarms avait déjà reçu une amende du ministère de l'Environnement pour pollution sonore.

L'entreprise essaie de diminuer le bruit

Le maire de Sherbrooke Steve Lussier se veut plus rassurant. Il indique que le ministère de l'Environnement a mesuré l'impact sonore de l’usine dans le secteur, et que d’autres évaluations sont prévues dans les prochaines semaines.

Il y aura probablement un arrêt des opérations pendant une journée pour voir l'intensité du bruit. Alors vous voyez, l'entreprise essaie de diminuer le bruit, mais pour nous, c'est très important qu'on arrive à ce constat-là, parce qu'on voit ce que ça provoque au niveau de plusieurs citoyens, explique-t-il.

La conseillère et candidate à la mairie Évelyne Beaudin croit quant à elle qu’il aurait fallu agir en amont pour éviter ce genre de problème.

Il faut se questionner à l'avance sur le type de nuisances qu'il peut y avoir, faire des études pour voir s'il c'est nécessaire de mettre des mesures d'atténuation, parce que sinon on va nécessairement se retrouver avec des problèmes difficilement solubles, soutient-elle.

Le ministère de l’Environnement n’avait pas répondu aux questions de Radio-Canada jeudi après-midi.

Bitfarms, de son côté, a indiqué par écrit que son équipe travaillait activement à la résolution de ce problème. 

Avec les informations de Titouan Bussiere 

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