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Washington impose de nouvelles sanctions contre des responsables cubains

Joe Biden

Le président américain Joe Biden

Photo : Reuters / ELIZABETH FRANTZ

Agence France-Presse

Washington a imposé jeudi de nouvelles sanctions économiques contre le régime cubain, visant cette fois trois responsables, après la répression des récentes manifestations contre le gouvernement de Cuba.

Cette quatrième salve de sanctions en un mois vise deux hauts responsables du ministère de la Défense et un du ministère de l'Intérieur, pour leur rôle dans la répression de ces manifestations, a annoncé le département du Trésor dans un communiqué.

Washington continuera de tenir pour responsables ceux qui permettent au gouvernement cubain de perpétrer les violations des droits de la personne, a déclaré dans ce communiqué la directrice du Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) Andrea Gacki.

L'action d'aujourd'hui expose [à de telles mesures] d'autres responsables de la répression des appels du peuple cubain à la liberté et au respect des droits de la personne, a-t-elle averti.

Les forces de sécurité cubaines ont arrêté plus de 800 personnes en réponse aux manifestations, dont beaucoup sont en détention provisoire, et le sort de plusieurs personnes reste inconnu, indique le communiqué du Trésor.

Sont visés cette fois Roberto Legra Sotolongo et Andres Laureano Gonzalez Brito du ministère des Forces armées révolutionnaires, ainsi qu'Abelardo Jimenez Gonzalez, responsable des prisons au ministère de l'Intérieur.

Les éventuels avoirs de ces trois responsables aux États-Unis sont gelés et l'accès au système financier américain leur est dorénavant barré.

Mais l'impact de ces mesures est très limité – d'autant que le ministère de l'Intérieur dans sa globalité était déjà sur la liste noire américaine.

Manifestation inédite

Deux hommes escortent un autre homme, visiblement menotté, dans une rue.

Des policiers en civil arrêtent un homme qui participe à une manifestation à La Havane.

Photo : Reuters / Pigiste

Les 11 et 12 juillet, des milliers de Cubains avaient manifesté aux cris de Nous avons faim ou À bas la dictature.

À l'issue de ces manifestations, les plus importantes depuis la révolution qui a porté Fidel Castro au pouvoir en 1959, une centaine de personnes ont été arrêtées, selon diverses organisations de l'opposition.

Washington avait immédiatement condamné fermement cette répression et apporté son soutien aux manifestants, promettant d'aider les Cubains.

Joe Biden, sous une pression croissante de la part du Congrès et de l'importante communauté des Américains d'origine cubaine pour prendre des mesures plus concrètes, avait assuré fin juillet qu'il y « aurait d'autres [sanctions], à moins d'un changement drastique à Cuba », ce à quoi il disait ne pas s'attendre.

Amnistie internationale a par ailleurs déclaré six Cubains incarcérés comme prisonniers de conscience jeudi.

Nous avons nommé six personnes comme prisonniers de conscience, dans un geste symbolique envers les centaines d'autres qui méritent sûrement cette désignation, et nous demandons leur libération immédiate et inconditionnelle, a déclaré l'ONG dans un rapport de douze pages.

Il s'agit de l'opposant José Daniel Ferrer, l'artiste dissident Luis Manuel Otero Alcantara, le journaliste indépendant Esteban Rodriguez, la militante des droits de la personne Thais Mailen Benitez, le musicien Maykel Osorbo, coauteur de la chanson controversée Patria y Vida, et l'artiste visuel Hamlet Lavastida Cordobi.

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