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Le Bloc québécois présente son plan en matière de santé pour l'Outaouais

Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet de profil. Il est assis à une table et derrière lui, des glacières sont empilées les unes sur les autres.

Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet lors de sa rencontre avec des acteurs du milieu de la santé en Outaouais jeudi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Pour la cinquième journée de la campagne électorale, le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet est venu présenter ses idées en matière de santé. Devant les journalistes présents, il s'est positionné concernant l'urgence de l'Hôpital de Gatineau, les transferts fédéraux et l'accès aux soins dans la région.

De passage jeudi en Outaouais, le chef du Bloc québécois a commencé sa tournée dans la région par un arrêt à l'Hôpital de Gatineau.

Alors que l'urgence de l'hôpital a dû temporairement être fermée cet été et n'a pu rouvrir ses portes que partiellement, le chef bloquiste a qualifié l'établissement d'assez emblématique de la situation du sous-financement du système de santé au Québec.

Je ne connais personne qui attend 8 h 30 pour se casser une jambe, a-t-il lancé en point de presse, faisant référence au fait que l'urgence de l'Hôpital de Gatineau n'est toujours pas ouverte la nuit.

« Une urgence, dans une ville comme Gatineau, c’est même ridicule de dire que c’est un service essentiel. »

— Une citation de  Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

On n’est pas dans un dispensaire du Grand Nord, qui mérite aussi un service d’urgence, a-t-il ajouté. On est dans une des villes les plus importantes en population au Québec.

Pour remédier à la situation, M. Blanchet a relancé le dossier des transferts fédéraux en santé. Il demande à tous les chefs de partis de s'engager à les augmenter à hauteur de 35 % immédiatement. Il propose également une indexation minimale de 5 % annuellement.

Ce dernier a critiqué, au passage, le plan des conservateurs qui proposent d'augmenter annuellement les transferts fédéraux en santé aux provinces de 6 %.

C'est loin, loin, loin du 35 %, une augmentation de 6 % par an. Ça va prendre des années avant d’arriver à 35 %, a-t-il déclaré.

Financer l'accès aux soins de santé

En conférence de presse devant l'Hôpital de Gatineau, M. Blanchet a été confronté par les journalistes au fait que la région est la pire au Québec en termes d'accès aux soins de santé.

Un d'entre eux l'a interpellé sur le fait que la Régie de l'assurance maladie du Québec a déboursé plus de 100 millions de dollars l'an dernier pour rembourser des soins offerts à Ottawa à des patients de l'Outaouais.

Le chef bloquiste estime que cette situation est causée par un déséquilibre entre l'accès aux soins de santé en Outaouais et en Ontario.

Forcément, il y a un déplacement institutionnalisé du personnel vers l'Ontario où les salaires sont d’emblée plus élevés, a-t-il avancé. La solution à ça, elle n’est certainement pas d’encourager un empiétement du fédéral sur la juridiction du Québec en matière de santé.

« La solution, c’est de mieux financer le système de santé québécois qui pourra repositionner son offre, son efficacité, sa constance en Outaouais pour être tout à fait concurrentielle par rapport à ce qui se fait en Ontario et à Ottawa. »

— Une citation de  Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

De grandes attentes envers le prochain gouvernement

Plus tard dans la journée, M. Blanchet est allé à la rencontre de quelques acteurs et organismes qui militent pour un meilleur financement du réseau de la santé dans la région.

Le président d'Action Santé Outaouais Denis Marcheterre a indiqué que les idées de M. Blanchet ont le mérite d'être claires. Il est clair que les transferts en santé sont nécessaires au Québec et en Outaouais. On le sait, on a des problèmes depuis longtemps. Est-ce que ce serait suffisant? Probablement pas, a-t-il cependant nuancé.

Selon M. Marcheterre, il faudra également revoir les conditions de travail, la gestion du personnel et la gestion du réseau de la santé si on veut s'attaquer correctement au problème. C’est un gros défi qui va au-delà de l’argent, a-t-il ajouté.

Jean-Charles Pichereau, le directeur général de l'organisme La mie chez vous abonde dans le même sens.

J'estime que l'Outaouais, qui a un statut particulier en santé, n’a pas encore sa part du gâteau, a-t-il confié en entrevue.

Jean-Charles Pichereau, en entrevue devant le local de son organisme. Derrière lui, un homme et plusieurs voitures stationnées en bordure de la rue.

Jean-Charles Pichereau est le directeur général de l'organisme La mie chez vous.

Photo : Radio-Canada

Les fins de mois sont difficiles pour l'organisme, qui œuvre dans la réinsertion sociale et en milieu de travail à la suite d'une maladie, notamment.

« C’est à Ottawa de gérer ses priorités et je pense que la santé et le service social, c’est une priorité. »

— Une citation de  Jean-Charles Pichereau, le directeur général de l'organisme La mie chez vous

M. Pichereau soutient que le travail de son organisme est complémentaire aux services dispensés par le Centre intégré de santé et de services sociaux et que son financement est essentiel à sa survie.

Il faut qu'Ottawa nous aide, Ottawa qui est fédéral et qui doit en faire plus pour le Québec, a-t-il conclu.

Avec les informations de Fiona Collienne et de Christian Milette

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