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Une fin de saison abrupte pour les plaisanciers en raison du bas niveau du lac Saint-Jean

Des bateaux accostés dans une marina.

La rampe de mise à l’eau de Saint-Henri-de-Taillon fermera à 15 h vendredi.

Photo : Radio-Canada / Melyssa Gagnon

Malgré les beaux jours qui se succèdent, la saison tire à sa fin pour certains plaisanciers qui profitent des installations nautiques autour du lac Saint-Jean. En raison du bas niveau du lac, la rampe de mise à l’eau de Saint-Henri-de-Taillon sera officiellement fermée à 15 h vendredi.

À 13,8 pieds, le Piékouagami est en deçà du seuil minimal de 14 pieds exigé par le décret gouvernemental qui dicte les paramètres encadrant la gestion du lac Saint-Jean par Rio Tinto.

La multinationale l’avait prédit : en raison d’une crue faible et hâtive, couplée à de faibles précipitations, elle n’a d’autre choix que d’abaisser le niveau du lac.

On a eu trois situations qui ont causé des déversements dans l’environnement. On a réagi immédiatement. Évidemment, on ne panique pas, on a tout ramassé, mais c’est devenu une situation où les gens peuvent briser leurs pieds de moteur ou leur remorque, a raconté le maire de Saint-Henri-de-Taillon, André Paradis.

Un homme regarde l'objectif; en arrière-plan, il y a des voiliers dans une marina.

André Paradis est le maire de la municipalité de Saint-Henri-de-Taillon, située au Lac-Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Melyssa Gagnon

La Municipalité a dû débourser 20 000 $ en frais de nettoyage. En plus des risques environnementaux causés par des bris, la direction de la marina veut éviter l’enlisement de bateaux, au risque de compromettre la sécurité des plaisanciers.

La vente d’essence, on va avoir des pertes de revenus là-dessus. On a un été magnifique, c’est désolant, mais si on se transporte en hiver et qu’on est obligé de fermer des centres de ski parce qu’il pleut et qu’il n’y a plus assez de neige, c’est la même situation. On n’a vraiment pas de contrôle sur dame Nature, a poursuivi André Paradis.

Une pancarte indique l'entrée de la marina de Saint-Henri-de-Taillon.

La navigation est difficile pour les propriétaires de voiliers en raison du niveau de l’eau, lequel se situe à 13,8 pieds.

Photo : Radio-Canada / Melyssa Gagnon

Pour les quelques plaisanciers rencontrés par Radio-Canada, la situation est décevante.

Disons que ça coupe la saison, pour nous les gens de voiliers, presque d’un mois, a mis en relief Claude Bélanger, originaire de la région de Montréal.

Les propriétaires des bateaux et de chaloupes qui ne souhaitent pas retirer leurs embarcations de la marina de Saint-Henri-de-Taillon au plus tard vendredi, 15 h, devront utiliser la rampe de mise à l’eau de Saint-Cœur-de-Marie, située tout près, ou d’autres débarcadères comme ceux de Péribonka ou Sainte-Monique.

À Saint-Gédéon aussi

C’est une fin de saison précoce aussi pour le club nautique Belle-Rivière de Saint-Gédéon. Il ne reste plus que de petites embarcations qui pourront continuer d’emprunter le chenal pour gagner le Piékouagami. Bloquée par le sable il y a trois semaines, l’embouchure de la Belle Rivière ne peut plus être empruntée par des embarcations de grande taille.

Là aussi, les pertes seront grandes.

Une marina avec des motomarines et des bateaux.

À la marina Belle-Rivière de Saint Gédéon, c’est du jamais-vu depuis 40 ans. La plupart des gros bateaux sont sortis de l’eau.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Pour la marina Belle-Rivière, c’est une perte de revenus. C’est un des seuls postes d’essence qu’il y a entre Alma et Roberval. Pour eux, ce sont des pertes financières importantes, a fait valoir Émile Hudon, maire de Saint-Gédéon.

À Roberval, la présence de plaisanciers à la marina engendre habituellement des retombées estimées à 850 000 $.

La saison sera amputée de six semaines cette année. Cela représente 33 % de moins en revenus, selon les calculs de la direction, qui craint des pertes d’environ 200 000 $ pour le milieu.

La fermeture aura lieu la fin de semaine du 28 août à Roberval. Habituellement, le retrait des bateaux se déroule lors de la dernière fin de semaine de septembre.

Un homme dans une marina. Il porte des lunettes de soleil.

La déception est palpable chez les plaisanciers, comme Claude Bélanger, mais ils comprennent qu’ils n’ont pas de contrôle sur dame Nature.

Photo : Radio-Canada / Melyssa Gagnon

Encore plus bas

Rio Tinto prévoit que le lac Saint-Jean pourrait descendre sous la barre des 13 pieds vers la fin du mois d’août.

Même si nous ne contrôlons que 25 % des apports en eau dans le lac Saint-Jean, Rio Tinto a déployé de multiples efforts, de manière proactive, afin d’atténuer la situation, en tenant compte de la sécurité du public, des intérêts des usagers du lac et de nos besoins en énergie, a fait valoir la porte-parole Malika Cherry.

La multinationale dit être en discussion avec Hydro-Québec et affirme avoir ajusté sa production d’électricité pour minimiser l’impact de la baisse du niveau du lac.

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