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Protéger l'environnement une promesse à la fois au parc national de l'Î.-P.-É.

Des personnes assises devant un stand de Parcs Canada, animé par deux personnes.

Mardi 17 août, les agents de sensibilisation du public de Parcs Canada sont devant la bibliothèque publique de Saint Peter Bay pour une séance d'information. Lors de ces ateliers, la préservation des dunes et la protection du pluvier siffleur sont les deux sujets abordés, avant d'inviter le public à faire une promesse au parc.

Photo : Radio-Canada / Laurent Rigaux

Laurent Rigaux

Le Parc national de l'Île-du-Prince-Édouard s'est associé à la communauté mi'kmaw pour sensibiliser le public à l'importance de préserver l'environnement. Baptisée « Promesse au parc », l'initiative encourage les visiteurs à s'engager par écrit tout en favorisant la diffusion des enseignements sacrés des Mi'kmaq.

On travaille avec les Mi'kmaq pour donner au public l'occasion de faire un effort pour faire plus, lance Robert Harding, agent de sensibilisation du public pour Parcs Canada.

Concrètement, le parc national de l'Île a demandé à la poétesse mi'kmaw, Julie Pellissier-Lush, d'écrire un poème basé sur les valeurs autochtones pour encourager les gens à prendre soin de la nature lors de leur visite au parc national.

Mon intention était de créer quelque chose de tangible qui montre les sept enseignements sacrés des Mi'kmaq et faire en sorte que les gens qui viennent au parc puissent s'en servir pour tirer le meilleur de leur expérience, explique-t-elle.

Julie Pellissier-Lush.

Julie Pellissier-Lush, ici lors du tintamarre du 13 août 2021 à Charlottetown, a été invitée par Parcs Canada à écrire un poème dédié à la préservation de l'environnement du parc national de l'Î.-P.-É. et aux enseignements sacrés des Mi'kmaq.

Photo : Radio-Canada / Laurent Rigaux

Une promesse qui germe

Julie Pellissier-Lush et Parcs Canada ont retenu un texte d'une vingtaine de lignes, transformé aussi en une chanson et une vidéo. L'ensemble est disponible aussi bien en français (Nouvelle fenêtre) qu'en anglais, dans une version rapide et une autre plus lente (Nouvelle fenêtre) pour être chantée « au coin du feu », peut-on lire sur le site du parc.

C'est important que le message soit répandu à travers l'Île, une fois que les gens comprennent pourquoi [il faut protéger l'environnement], ils vont peut-être le faire, dit Robert Harding.

Mardi 17 août, ce dernier se trouve, accompagné de deux collègues, devant la bibliothèque publique de Saint Peters Bay pour une séance d'information à destination des familles sur les enjeux du parc et sur le partenariat avec les Premières Nations.

Robert Harding.

Robert Harding fait le tour de l'Île-du-Prince-Édouard pour sensibiliser le public à l'importance de respecter l'environnement du parc national, y compris les plages.

Photo : Radio-Canada / Laurent Rigaux

À l'issue de ces séances, les participants sont invités à écrire leur promesse sur un bout de papier recyclé contenant des graines d'eupatoire maculée, une fleur de la famille du tournesol importante pour les insectes pollinisateurs, notamment les papillons. Les papiers sont récoltés par le personnel de Parcs Canada qui les enterre à des endroits précis du parc national.

Cette promesse peut être réalisée soit pendant les séances d'information, que ce soit au parc ou en dehors, ou en ligne, en remplissant un formulaire.

Une fleur.

Le papier sur lequel le public est invité à faire une promesse contient des graines d'eupatoire maculée, une fleur importante pour la santé des pollinisateurs.

Photo : Gracieuseté Robert Harding / Parc Canada

Les pluviers siffleurs sont là

La sensibilisation du public cet été concerne deux principaux sujets : les dunes et les pluviers siffleurs. Robert Harding déclare que 40 oiseaux ont été répertoriés jusqu'à présent, un chiffre moyen légèrement inférieur à celui de l'année dernière.

Des secteurs du rivage où des nids ont été aperçus sont actuellement totalement fermés au public et les chiens sont interdits sur toutes les plages du parc du 1er avril au 15 octobre.

Les pluviers sont très nerveux, ils vont s'envoler et même abandonner leur nid s'ils ont peur. C'est pour cela que c'est si important de ne pas avoir de chiens, même en laisse. Ils ne vont pas les chasser, mais ça fait peur aux oiseaux, explique Robert Harding.

Un homme tient une photo.

Robert Harding, agent de sensibilisation du public à Parcs Canada, montre une photo d'une plage typique de l'Île, dans laquelle se cache un pluvier siffleur. L'objectif : montrer au public qu'il est important de ne pas ramasser de cailloux ou de coquillages, qui sont utilisés par le petit oiseau pour se dissimuler.

Photo : Radio-Canada / Laurent Rigaux

La préservation des dunes est l'autre objectif, non seulement pour les pluviers siffleurs qui bénéficient de l'ombre des dunes, mais aussi pour les insulaires.

Les dunes au nord de l'île nous protègent des tempêtes qui s'en viennent, insiste Robert Harding, qui ajoute que ces événements sont plus extrêmes et plus fréquents en raison des changements climatiques.

Sans dunes, les ondes de tempête pourraient déverser de l'eau salée dans le milieu naturel situé en arrière, avec un impact sur les réserves d'eau douce.

Ça nous protège tous de ne pas marcher sur les dunes. Et ce n'est pas juste de demander, c'est la loi maintenant.

Une citation de :Robert Harding, agent de sensibilisation du public à Parcs Canada

Des amendes existaient jusqu'alors pour les personnes qui promènent leur chien pendant l'été sur les plages (125 $) ou qui se promènent dans les secteurs fermés en raison de la présence de nids de pluviers siffleurs (175 $). S'y ajoute désormais une amende spécifique concernant les personnes qui sortent des sentiers pour aller sur les dunes de sable (150 $).

Le pluvier siffleur n'est pas le seul oiseau en danger que le parc national essaie de protéger. L’hirondelle de rivage, dont la population a décliné de 98 % au Canada au cours de 40 dernières années (Nouvelle fenêtre), est aussi concernée, et là encore, des amendes sont prévues en cas de perturbation humaine.

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