•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Immigrantes moins payées au Québec : pas une surprise selon un centre pour femmes

Une femme immigrante en train d'écrire au tableau d'une classe

La langue française est un des défis qui nuit aux travailleuses immigrantes.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Radio-Canada

Les femmes immigrantes seraient moins nombreuses sur le marché du travail et moins bien payées au Québec. Ce constat de l'Institut de la statistique du Québec n'étonne pas la coordonnatrice du Centre pour femmes immigrantes de Sherbrooke.

L’Institut de la statistique du Québec a diffusé en début de semaine une analyse qui démontre que le taux d’emploi des femmes immigrantes est d’environ 69 % dans la province, comparativement à 83 % pour les non-immigrantes.

De plus, selon cette analyse, le revenu moyen d’emploi des femmes immigrantes est d’environ 37 000 $, comparativement à environ 45 000 $ chez les non-immigrantes, soit un écart de 17 %.

Il y a définitivement un problème pour le taux d’emploi et l’écart du revenu, signale la coordonnatrice du Centre pour femmes immigrantes de Sherbrooke, Nathalie Araneda. Le plus grand défi pour les femmes immigrantes en Estrie demeure l’isolement tant social et qu’économique [...] L'écart augmente encore plus lorsqu'elles ont plus d’enfants.

La barrière de la langue n’aide pas. Elles doivent apprendre le français comme troisième ou même quatrième langue.

Une citation de :Nathalie Araneda

Nathalie Araneda croit par ailleurs que les femmes immigrantes sont payées davantage lorsqu'elles quittent le Québec.

Le salaire est plus avantageux dans d’autres provinces. On constate que les femmes scolarisées, qui maîtrisent plus l’anglais, vont quitter vers les autres provinces. Le moyen de les retenir demeure que les entreprises d’ici valorisent leurs compétences et offrent un salaire adéquat, estime-t-elle.

Selon elle, les constats de l'analyse mettent en évidence un problème qui date depuis plusieurs années. Elle rappelle qu'une étude réalisée en 2001 sur l'employabilité des femmes immigrantes en Estrie démontrait les mêmes problèmes.

Nathalie Areneda soutient également que plusieurs femmes immigrantes sont marginalisées, et vivent des difficultés importantes à la maison.

Elles sont non seulement isolées, mais elles doivent gérer le processus judiciaire lié à la violence conjugale. Ça devient difficile de trouver un emploi dans ce contexte-là. C'est difficile de trouver un emploi dans tout ce processus, indique-t-elle.

Elle croit que la région peut faire partie de la solution pour aider à une meilleure intégration des femmes immigrantes.

La société d'accueil doit être sensibilisée à faire preuve de plus d’ouverture. Le salaire doit être équitable avec les autres femmes, estime Nathalie Arameda.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !