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La pénurie de vétérinaires génère stress et épuisement dans les cliniques albertaines

Un chien est en train d'être ausculté.

La pénurie de vétérinaires ralentit la prise en charge médicale des animaux domestiques.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Alberta manque cruellement de vétérinaires, selon l’Association de la médecine vétérinaire de l’Alberta (AMVA), qui souligne que 370 postes de vétérinaires sont vacants dans la province. Cette pénurie a des effets tant pour les médecins que leurs patients.

L'AMVA précise que le manque de vétérinaires a des répercussions sur la santé physique des animaux et la santé mentale des vétérinaires, qui tentent de combler tous les besoins en effectuant plus d’heures de travail.

Lorenza Malaguti, directrice médicale de l’hôpital vétérinaire McKnight, à Calgary, dit que le manque de personnel touche particulièrement les urgences.

Quand les cliniques vétérinaires ferment, nous sommes là pour [assurer] les urgences [24 heures sur 24], dit-elle

Pour travailler dans de bonnes conditions, dit Lorenza Malaguti, elle aurait besoin d’embaucher 10 vétérinaires urgentistes. Or, son équipe en compte seulement quatre. En conséquence, l’hôpital qu’elle gère n’est ouvert que du dimanche au mercredi.

Nous voulons être disponibles pour les animaux, mais nous faisons ce que nous pouvons pour rester ouverts. Nous n’avons pas suffisamment de personnel pour ouvrir toute la semaine, déplore Mme Malaguti, qui ajoute que les hôpitaux d’urgences vétérinaires de Calgary sont débordés.

« Le fait de savoir que des animaux très malades n’ont pas où aller me hante la nuit. »

— Une citation de  Lorenza Malaguti, directrice médicale à l’hôpital vétérinaire McKnight

Le président de l’AMVA, Pat Burrage, ajoute de son côté que la pandémie a augmenté la charge de travail des 1800 vétérinaires actifs dans la province.

Les mesures prises contre la COVID-19, comme le travail à la maison, ont provoqué une augmentation des adoptions et, donc, une augmentation des besoins vétérinaires.

Nous avons besoin de ces vétérinaires. Nous ne voulons surtout pas qu’ils quittent la profession parce qu'ils sont épuisés, dit Pat Burrage.

« Cette pénurie fatigue les gens. »

— Une citation de  Pat Burrage, président de l’Association de la médecine vétérinaire de l’Alberta

Les universités ne semblent pas avoir la capacité de combler rapidement ce manque, car il y a peu de diplômés en médecine vétérinaire. À titre d'exemple, l’Université de Calgary en forme seulement une cinquantaine par an.

Nous n'avons pas changé le nombre de vétérinaires diplômés au cours des 30 dernières années en Alberta (...) et au cours des 10 à 15 dernières années, la demande de services vétérinaires a considérablement augmenté, explique Pat Burrage.

De plus, cette pénurie étant mondiale, il est aussi difficile d’embaucher à l’étranger. Peu de médecins vétérinaires formés à l’étranger cherchent à venir au Canada, dit-il.

Cet automne, l’AMVA proposera au gouvernement provincial des solutions à cette pénurie.

Avec les informations d'Andrew Brown

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