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Muskrat Falls : Ottawa et T.-N.-L. poursuivent le travail malgré les élections

Vue aérienne du site.

Les installations hydroélectriques de Muskrat Falls se trouvent au bas du fleuve Churchill, au Labrador.

Photo : Nalcor

Radio-Canada

Le déclenchement récent des élections au Canada n’entrave pas la poursuite des discussions avec Terre-Neuve-et-Labrador sur l’aide financière annoncée récemment par Ottawa au sujet de Muskrat Falls.

Justin Trudeau a annoncé le mois dernier que le fédéral versera 5,2 milliards à Terre-Neuve-et-Labrador pour une restructuration financière du projet hydroélectrique, afin de limiter la hausse des tarifs d’électricité.

Le déclenchement récent des élections fédérales inspire des craintes pour cette aide financière, mais le ministre de l'Industrie, de l'Énergie et de la Technologie de Terre-Neuve-et-Labrador Andrew Parsons assure que les fonctionnaires fédéraux et provinciaux continuent de travailler afin de conclure cet accord.

Qu'allons-nous faire de Muskrat Falls? La question a souvent été posée au premier ministre Andrew Furey depuis son entrée en politique.

La population craignait de voir les tarifs d'électricité doubler à cause des coûts du mégaprojet hydroélectrique, qui ont pratiquement doublé depuis sa sanction en 2012.

Le gouvernement du Canada ne pouvait faire autrement qu’aider la province, selon le directeur de l'École des hautes études publiques de l’Université de Moncton, Pierre-Marcel Desjardins.

La province était au bord du gouffre, et pas qu’il l’a fait de gaieté de cœur, mais je pense que le gouvernement canadien n'avait pas d'autre choix que de venir en aide au gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador dans ces circonstances, affirme M. Desjardins.

Mais un intervenant important, la nation innue, n'était pas à cette table de négociation, ce que dénonce Lela Evans, députée provinciale de la circonscription de Torngat Mountains, au Labrador.

La vérité et la confiance auraient dû être prioritaires, selon Mme Evans, afin d'inclure la nation innue qui a appris la nouvelle par les médias et qui poursuit maintenant les gouvernements provincial et fédéral. Il a complètement oublié ça. Ce n'est pas correct du tout, affirme la candidate néo-démocrate Mary Shortall, qui tente de garder le seul siège fédéral de son parti à Terre-Neuve-et-Labrador, celui de Saint-Jean-Est.

Elle s'inquiète pour l'avenir de cette entente dans le contexte des élections. Elle estime aussi que les gouvernements auraient dû être à l'écoute du peuple innu. S'ils croient vraiment [à] la réconciliation, on ne fait pas les choses comme ça. Il faut absolument avoir des discours avec la nation innue, affirme Mary Shortall.

Les deux gouvernements poursuivent le travail afin de parvenir à un accord, mais l'inclusion ou non de la nation innue dans la suite du processus n'est pas confirmée.

D’après un reportage de Josée Basque

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