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Erin O’Toole propose un « contrat » aux Québécois

Le chef conservateur Erin O'Toole est derrière un lutrin et lève le pouce droit, avec un avion à l'arrière-plan.

Le chef conservateur Erin O'Toole propose aux Québécois un «fédéralisme de partenariat» accordant de nombreux pouvoirs au Québec, notamment en matière d'immigration, de langue et de culture.

Photo : Radio-Canada

Charles-Émile L'Italien-Marcotte

Avec son « fédéralisme de partenariat » et sa position pro-choix clairement énoncée en matière d'avortement, le chef conservateur a voulu montrer un nouveau visage et tendre la main aux Québécois, mercredi.

De passage à l’aéroport de Québec, Erin O'Toole a présenté sa vision de ce fédéralisme de partenariat dans lequel il ferait la part belle aux spécificités culturelles du Québec.

Le chef du Parti conservateur du Canada (PCC) promet de mettre de l’avant son plan d’action dans les 100 premiers jours suivant son éventuelle accession au pouvoir, si les conservateurs sont élus le 20 septembre prochain. Il propose des mesures immédiates et l’octroi de pouvoirs spécifiques au Québec, notamment en matière d'immigration.

Ainsi, M. O'Toole souhaite que le Québec décide qui peut contribuer à la nation québécoise et détermine ses priorités pour combler la pénurie de main-d'œuvre.

Autre élément central de son fédéralisme de partenariat : Erin O’Toole propose que le Québec puisse préserver son histoire et son patrimoine. Il dit ne pas vouloir que des décisions quant à cet aspect important de l’identité québécoise soient prises par des fonctionnaires d’Ottawa ou par des activistes ayant la volonté de détruire ce qui vous appartient.

Par ailleurs, selon ses dires, un gouvernement conservateur protégerait la langue française. M. O’Toole affirme qu'il appliquerait la loi 101 aux entreprises à charte fédérale et veillerait au droit de travailler et d’être servi en français dans les commerces. Il fustige l’inaction des libéraux et, en ce sens, il propose de respecter le droit du Québec de légiférer pour protéger sa langue et sa culture.

Enfin, le chef conservateur promet d'accéder à d’autres demandes du Québec, comme une déclaration d’impôt unique, le maintien des emplois fédéraux en région et davantage de transferts fédéraux en santé, transferts qui seraient prévisibles, stables et sans condition.

Il en appelle surtout aux nationalistes du Québec en leur disant bienvenue au Parti conservateur, c’est chez vous.

« Fédéralisme de partenariat »

Le chef du PCC, par son fédéralisme de partenariat, promet une véritable main tendue aux Québécois. Il irait au-delà du fédéralisme d’ouverture de Stephen Harper en 2006, qui avait fait adopter une motion disant que les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni. M. O’Toole soutient qu'il vise davantage de flexibilité, de manière que le Québec puisse se réaliser pleinement au sein d’un Canada uni en disposant de nouveaux pouvoirs qui lui permettraient d’assurer son développement.

Le Parti conservateur fera parvenir ce contrat par la poste aux Québécois dans les prochains jours, en leur demandant de lui accorder leur confiance. M. O’Toole les invite à élire les conservateurs et à les mettre à l’essai. Il sait néanmoins que certains enjeux sociaux ont été mal perçus par l’électorat dans le passé.

M. O’Toole affirme en ce sens qu’il est pro-choix en matière d'avortement et que le Parti conservateur respecte les droits de la personne, dont celui des femmes de choisir pour elles-mêmes, point final. Il dit aussi croire en la réalité des changements climatiques et affirme avoir un plan réaliste et audacieux pour s’y attaquer.

Durant son allocution, le chef conservateur en a profité pour faire la promotion de ses valeurs familiales. Il a tenu à souligner qu’il célébrait mercredi avec son épouse Rebecca leur anniversaire de mariage. Il l’a d’ailleurs emmenée manger dans la capitale nationale.

Dévoilement de son équipe pour la région de Québec

M. O’Toole a été présenté par Richard Martel, le député de Chicoutimi—Le Fjord, son lieutenant politique pour le Québec. Celui-ci a tenu à mentionner la victoire des conservateurs lors de l’élection provinciale de mardi en Nouvelle-Écosse.

M. O’Toole a présenté d'autres candidats de la région, dont Gérard Deltell, Pierre Paul-Hus, Jacques Gourde (qu’il a salué comme « un favori d’Infoman ») et Joël Godin, qui font déjà partie du caucus.

Parmi ceux et celles qui vont briguer un premier mandat à la Chambre des communes, l’ancienne ministre du Parti libéral du Québec Dominique Vien tentera de se faire élire sous la bannière conservatrice dans Bellechasse—Les Etchemins—Lévis.

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