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La nouvelle mine de potasse à Jansen est « une bonne nouvelle », croit un expert

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L'économiste et spécialiste de l'agroalimentaire, Sylvain Charlebois, rappelle que la situation des marchés ne sera pas toujours la même qu'actuellement. (archives)

Photo : Radio-Canada / Trevor A Bothorel

Le directeur du laboratoire de science analytique en agroalimentaire à l’Université Dalhousie, Sylvain Charlebois, affirme que la construction d’une nouvelle mine de potasse à Jansen, en Saskatchewan, est « une bonne nouvelle » pour l'avenir économique de la Saskatchewan.

Il y a beaucoup de potasse en Saskatchewan qui n'est pas exploitée. C'est certain que c'est une bonne nouvelle pour la province et l'industrie, soutient-il.

Or, malgré cet optimisme, M. Charlebois estime qu’il faut tout de même tempérer les attentes quant aux bénéfices économiques pour la province.

Il explique que la volatilité du marché alimentaire a un impact direct sur le marché des engrais.

Actuellement, les prix [des produits] sont élevés sur le marché. Les producteurs vont donc vouloir en produire davantage et il faut des fertilisants pour ce faire, explique l'économiste. Mais ce ne sera pas toujours comme ça.

« Souvent, on passe à travers plusieurs années de vaches maigres dans le secteur des fertilisants principalement parce que les producteurs n'ont pas autant d'argent [pour s’en procurer]. »

— Une citation de  Sylvain Charlebois, directeur du laboratoire de science analytique en agroalimentaire à l’Université Dalhousie

Ainsi, croit-il, même si le projet de construction de six ans peut créer de nombreux emplois dans la province, on ne pourra évaluer la valeur réelle de cet investissement qu'une fois le projet terminé.

Je suis le dossier depuis un bon moment. Il y a eu des hauts et des bas, rappelle Sylvain Charlebois. Aujourd'hui on vit un haut, mais ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de bas par la suite.

Selon lui, le modèle d'affaires de l’industrie de la potasse doit changer afin de stimuler davantage la demande et ainsi ne plus uniquement dépendre des besoins des producteurs.

« Pour le moment, [le modèle d'affaires réside dans le fait que l'on] souhaite que les producteurs veuillent en acheter plus. L'espoir n'est pas une stratégie. »

— Une citation de  Sylvain Charlebois, directeur du laboratoire de science analytique en agroalimentaire à l’Université Dalhousie

Impact environnemental limité

Sylvain Charlebois ajoute par ailleurs que l’empreinte environnementale des mines de potasse est assez limitée.

Le spécialiste de l'agroalimentaire explique que le minerai aide à rendre l’agriculture plus performante à long terme et qu’en plus, il demeure un élément totalement naturel.

De plus, les entreprises du secteur doivent se soumettre à des règles assez claires concernant la quantité d’eau qu’elles consomment. Conséquemment, même si la production requiert une forte utilisation d’eau, on n’en perd pas beaucoup.

Les entreprises que j'ai visitées à l'époque avaient des systèmes de revitalisation d'eau, explique Sylvain Charlebois. Ainsi, l’eau potable utilisée était par la suite recyclée.

Avec les informations d'Olivier Hamel

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