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Le secteur touristique craint une pénurie de personnel dans les Rocheuses cet hiver

La rue principale de la ville de Banff, envahie par une foule de personnes.

Les touristes pourraient être pleinement de retour lors de la prochaine saison hivernale.

Photo : Radio-Canada

Geoffrey Gaye

Dans les Rocheuses, le secteur du tourisme envisage déjà l’embauche d’employés en vue de la prochaine saison hivernale. Entre la reprise du secteur et l’absence de nombreux travailleurs étrangers, la tâche s’annonce compliquée.

Les premiers flocons de neige sont tombés ce début de semaine dans les Rocheuses. De quoi rappeler que l’hiver n’est jamais bien loin. Après une dernière saison difficile en raison des restrictions sanitaires, les touristes pourraient revenir nombreux à partir du mois de novembre pour profiter des pentes enneigées.

La recherche d'employés commence dès l'été.

« Cette période de l'année est vraiment importante pour nous, pour commencer à trouver des candidats et partager sur les réseaux sociaux les opportunités d’emplois pour l’hiver. »

— Une citation de  Matt Mosteller, porte-parole des stations des Rocheuses canadiennes

Dans quelques semaines, la gérante de restaurant Sylvie Gregoire devra dire au revoir aux étudiants embauchés pour l’été. Ils retourneront bientôt à l’université. Cette année encore, le défi sera de recruter du personnel pour faire tourner à plein régime le restaurant Chez François, qu’elle dirige à Canmore.

Moi ça fait 32 ans que je suis dans ce business, ça a toujours été difficile. Là, ça va être encore plus difficile, dit-elle tout en évoquant le prix des logements et les restrictions de voyages liées à la COVID-19.

Inquiétudes au sujet des restrictions en Australie

Michel Dufresne, directeur du Centre de ressources en recherche d'emploi de Canmore et Banff, estime qu’avant la pandémie, les travailleurs temporaires étrangers représentaient au moins 20 % de la force de travail dans le secteur du tourisme. Environ la moitié sont des Australiens, ajoute-t-il.

Matt Mosteller, porte-parole des stations des Rocheuses canadiennes, estime quant à lui que les Australiens représentaient entre 20 et 40 % des employés dans les stations de ski.

Alors que les stations de ski espèrent de nouveau faire le plein cet hiver, l’Australie interdit toujours à ses citoyens de quitter le territoire en raison de la pandémie.

Vue sur une montagne enneigée avec des sapins. On voit aussi un remonte-pente.

Les travailleurs temporaires venus d'Australie représentent une part importante des employés des stations de ski.

Photo : La Presse canadienne

Matt Mosteller considère qu’avec les restrictions en place en ce moment en Australie, la venue de ces travailleurs étrangers est menacée. Début septembre, nous verrons s’il est possible pour eux de venir, selon les protocoles de leur pays, dit-il.

À la recherche d'employés locaux

Sans les Australiens, les entrepreneurs devront emprunter d'autres avenues. Michel Dufresne se montre néanmoins peu enthousiaste. La plupart d'entre eux ne se tourneront pas vers la main-d'œuvre européenne, estime-t-il. Le directeur se montre aussi sceptique quant à la venue de travailleurs américains.

La solution réside plutôt dans la main-d'œuvre locale selon lui. Il y aura seulement des Canadiens cette année dans les stations de ski, dit Michel Dufresne, avant de soupirer et de déclarer ça va être compliqué.

Sylvie Gregoire, du restaurant Chez François, estime qu’il y a un véritable problème de main-d'œuvre dans les Rocheuses.

Grâce au programme d’immigration temporaire Mobilité francophone, elle a récemment pu embaucher deux cuisiniers venus de France. Elle se dit chanceuse. D’autres restaurants ici ont dû fermer, car il n’y avait plus de cuisiniers, il n’y avait plus personne pour ouvrir.

Matt Mosteller se veut optimiste et souhaite passer un message. Nous avons beaucoup d'opportunités dans l'hôtellerie, dans les services d'entretien ménager et d'hébergement, mais aussi dans les montagnes comme opérateurs de remontées mécaniques. Une variété d'expériences formidables s'offre aux Canadiens qui souhaitent travailler cet hiver en montagne, déclare-t-il.

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