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Toujours pas d’entente avec Québec pour certains expropriés de l'autoroute 85

Affiche de l'autoroute 85

La dernière phase des travaux d'aménagement de l'autoroute 85 se fera sur 40 kilomètres, entre Saint-Antonin et Saint-Louis-du-Ha! Ha! (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La situation tarde à se régler pour certains expropriés de l'autoroute 85 dans le secteur de Saint-Louis-du-Ha! Ha!. Alors que les discussions sont entamées depuis de nombreuses années avec le ministère des Transports, aucune entente financière n'a été trouvée pour plusieurs d'entre eux et la Municipalité vient les soutenir dans ce dossier.

Les résidents qui se trouvent sur le tronçon 7 de la future autoroute doivent libérer leur terrain dans la prochaine année.

Certains d'entre eux ont reçu un avis de la part d'un huissier selon lequel ils devaient être partis le 15 août dernier. D'autres doivent avoir quitté les lieux en 2022.

Par contre, ils estiment qu'ils ne peuvent pas partir s'ils ne sont pas d'accord sur le prix proposé par le ministère des Transports pour le rachat de leur maison.

« S'ils veulent se battre avec des gants blancs, je vais mettre des gants blancs, mais s'ils veulent se battre avec des gants de boxe, je vais prendre des gants de boxe. »

— Une citation de  Maurice Tanguay, exproprié de l'autoroute 85

Quand est-ce qu’on part? On ne sait pas. Combien on va avoir? On ne sait pas. Là, on sait que la dernière offre qui a été donnée c'est 200 000 [dollars], alors que mon évaluateur demande 330 000 [dollars], soutient la propriétaire d'une résidence qui doit être expropriée, Francine Bérubé.

Francine Bérubé et Conrad Pelletier.

Francine Bérubé et Conrad Pelletier font partie de ceux qui doivent être expropriés pour laisser place à l'autoroute 85 à Saint-Louis-du-Ha! Ha!.

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

Ils veulent que je reconstruise une maison, un garage et un atelier, un terrain de 200 par 200, une fosse septique et un champ d'épuration pour 200 000 [dollars]! Qu’ils me le trouvent, qu’ils me le fassent, qu’ils me construisent la même maison centenaire!, renchérit un autre propriétaire du secteur, Maurice Tanguay.

Maurice Tanguay prend la pose pour la photo, devant sa maison.

Maurice Tanguay, devant sa maison

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

La Municipalité de Saint-Louis-du-Ha! Ha! a écrit au ministère des Transports pour appuyer la demande de reprendre les négociations et de proposer des indemnités plus justes.

« On demande une extension des délais et aussi une révision des coûts. »

— Une citation de  Mélissa Lord, conseillère municipale à Saint-Louis-du-Ha! Ha!

Nous, en tant que conseil municipal et municipalité, on veut garder nos citoyens et on les appuie dans la démarche pour les garder. On veut vraiment qu’ils gagnent du temps, précise la conseillère municipale Mélissa Lord.

Mélissa Lord.

La conseillère municipale Mélissa Lord souhaite aider les expropriés à rester à Saint-Louis-du-Ha! Ha!.

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

La pandémie a rendu plus difficile encore la situation des futurs expropriés, puisqu'elle a contribué à la rareté de logements disponibles, à l'augmentation des prix des résidences et des terrains à vendre et à la hausse du coût des matériaux.

Les propriétaires qui doivent être expropriés estiment que le ministère ne tient pas compte de cette flambée des prix.

Il y a la loi qui encadre ces négociations-là. S’il n’y a pas moyen d’avoir une entente par voie de négociation de gré à gré, il y a d’autres moyens légaux par la suite qui peuvent survenir pour déterminer le montant final accordé, souligne une porte-parole de Transports Québec, Roxanne Pellerin.

Transports Québec affirme ne pas avoir lancé de procédure en ce sens pour le moment pour les terrains qui devaient être libérés cet été.

Le ministère indique qu'il souhaite privilégier les discussions.

Quelque 235 propriétés privées (incluant des maisons et le terrain et/ou des terrains seuls) sont visées par le projet d'acquisition dans le cadre de la construction de l'autoroute 85. De cette somme, 17 dossiers ne sont toujours pas réglés.

D'après un reportage de Fabienne Tercaefs

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