•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'opposition presse le gouvernement d'agir pour lutter contre la COVID-19 à Moncton

Des cas dans cinq autres zones sont désormais liés à la grappe de cas à Moncton, selon la santé publique.

David Coon donne une conférence de presse.

Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick David Coon estime que le gouvernement devrait rétablir certaines mesures de prévention de la COVID-19 dans la région de Moncton.

Photo : CBC/Joe McDonald

Radio-Canada

Au Nouveau-Brunswick, le chef du Parti vert, David Coon, et le chef intérimaire du Parti libéral, Roger Melanson, réclament des mesures du gouvernement pour contrer la hausse du nombre de cas de COVID-19 dans la province et particulièrement dans la région de Moncton.

David Coon demande au gouvernement de Blaine Higgs d’imposer des mesures de prévention dans la région du Grand Moncton où le nombre de cas augmente particulièrement.

Le chef des verts affirme que la hausse du nombre de cas de COVID-19 dans la zone sanitaire 1, qui englobe la région de Moncton et le sud-est de la province, fait craindre une vague imminente de contagion à l’échelle provinciale.

Moncton, source de contamination pour d'autres zones

La santé publique recensait mercredi 16 nouveaux cas, dont huit dans la région de Moncton. Au total, 115 personnes atteintes de la COVID-19 dans la province, dont 84 dans la région de Moncton et du Sud-Est. Une personne est hospitalisée.

Au total, 900 personnes sont en isolement en raison d’un résultat positif à un test de dépistage ou parce qu’elles ont été en contact avec un cas.

« Certains des nouveaux cas se sont propagés de la région de Moncton, soit la zone 1, à cinq autres zones de santé de notre province. »

— Une citation de  Dre Cristin Muecke, médecin-hygiéniste en chef adjointe

Nous constatons que ces cas sont surtout observés chez des personnes qui ne sont pas pleinement vaccinées. En fait, lorsqu’il est question de la grappe de cas à Moncton, 94 % des cas ont été observés chez des gens qui ne sont pas pleinement vaccinés, a déclaré la Dre Cristin Muecke, la médecin hygiéniste en chef adjointe.

La liste des lieux d’exposition possible au virus responsable de cette maladie, publiée sur le site Internet du gouvernement (Nouvelle fenêtre), ne cesse de s'allonger.

Higgs doit agir, dit Coon

David Coon qualifie la situation de très préoccupante étant donné la croissance exponentielle du nombre de cas dans la grande région de Moncton et la propagation dans les autres régions de la province.

Selon David Coon, il est temps que le gouvernement agisse. Il dit que le premier ministre Higgs devrait demander des conseils de la santé publique pour lutter contre l’éclosion dans la région de Moncton.

Il dit être convaincu qu’il faut exiger à nouveau le port d’un masque dans les lieux publics intérieurs et limiter le nombre de contacts entre les gens, particulièrement chez les jeunes adultes, entre autres mesures.

Le chef des verts juge que le gouvernement a abandonné trop vite son objectif initial, qui était d’attendre que 75 % des personnes admissibles aient été pleinement vaccinées contre la COVID-19 avant de lever toutes les restrictions sanitaires en passant à la phase verte.

Mercredi, 71,9 % des gens admissibles (âgés de 12 ans et plus) avaient reçu deux doses de vaccin anti-COVID-19 et 83,6 % en avaient reçu au moins une.

L'enseigne de la clinique.

Clinique de vaccination au Colisée de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

David Coon affirme qu’il est possible d’éviter une hausse importante du nombre d’hospitalisations en agissant dès maintenant.

Les gens admissibles âgés de moins de 40 ans tardent à se faire pleinement vacciner, a souligné la santé publique mardi, en précisant que moins de 60 % d’entre eux ont reçu deux doses de vaccin. La grande majorité des infections à la COVID-19 sont dépistées chez des personnes de cette tranche d’âge.

David Coon ajoute qu’en incluant dans le calcul les enfants de moins de 12 ans, seulement 63 % de la population totale est pleinement vaccinée contre la COVID-19. Selon lui, il ne fallait pas lever toutes les mesures de prévention.

Il dit que le nombre de cas et d’hospitalisations a augmenté dans d’autres provinces, aux États-Unis et au Royaume-Uni après un relâchement des mesures de prévention, et ce, même avec des taux élevés de vaccination.

Blaine Higgs réplique

Le premier ministre Blaine Higgs a reconnu mercredi qu’il est possible que l'abandon de l'objectif initial de vaccination ait mené des gens à croire qu’ils n’avaient plus besoin de se faire vacciner.

Il a expliqué qu’il était important d’établir un équilibre entre le risque de contagion, le bien-être mental de la population et le risque que les gens rejettent les mesures de restriction pour visiter leurs amis ou membres de la famille.

Le beau temps en août a peut-être aussi contribué au ralentissement des progrès de la vaccination. M. Higgs a dit que s’il y avait eu plus de jours de pluie, il y aurait peut-être plus de gens vaccinés.

Le premier ministre a ajouté qu’il fallait s’attendre à une hausse du nombre de cas en abandonnant les mesures de restriction, mais il juge que cela ne suffit pas en ce moment pour rétablir des mesures comme le port obligatoire du masque. Nous n’en sommes pas encore là, a-t-il indiqué.

Les libéraux réclament une campagne de vaccination plus dynamique

Le chef intérimaire du Parti libéral, Roger Melanson, juge aussi que le nombre de nouveaux cas signalés quotidiennement est inquiétant.

Personne ne souhaite que la province soit à nouveau soumise à un autre arrêté d'urgence, mais c'est une possibilité si la propagation du virus n'est pas contenue, souligne-t-il dans un communiqué publié mercredi.

Roger Melanson donne une conférence de presse.

Le chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Roger Melanson, conseille au gouvernement de mener une campagne de vaccination plus dynamique (archives).

Photo : Radio-Canada

Roger Melanson espère aussi des recommandations de la santé publique pour éviter une autre vague de cas dans la province. Il dit que le gouvernement n’a pas donné de conférence de presse à ce sujet depuis trois semaines.

Il y a plus de 100 cas actifs dans la province, mais le premier ministre et la ministre de la Santé ne voient pas la nécessité de fournir une mise à jour ou des conseils au public, déplore M. Melanson.

Quant au moyens d’encourager les gens à se faire vacciner contre la COVID-19, Roger Melanson conseille au gouvernement d’être plus créatif.

Puisque les taux d'immunisation augmentent à un rythme d'escargot, j'exhorte le gouvernement à chercher d'autres moyens de promouvoir la vaccination. Bien qu'il y ait eu un effort pour faire la publicité du vaccin et promouvoir ses avantages, les taux de vaccination prouvent que cette initiative n'est pas suffisante. D'autres [autorités] ont développé des stratégies plus convaincantes, comme les loteries, pour augmenter les vaccinations, il est temps pour la province d'envisager des idées similaires, estime Roger Melanson.

Avec des renseignements de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !