•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une nouvelle étiquette de disques pour valoriser le reggaeton montréalais

Deux hommes et un femme, portant des lunettes de soleil, posent.

Les artistes Cruzito, Meliya et O. Z.

Photo : Vincent Gravel

Radio-Canada

Pour mettre en avant la musique urbaine latino-américaine faite au Québec, Carlos « Los » Munoz, le patron de la maison de disques Joy Ride Records dont les parents sont chiliens, vient de créer Joy Ride Latino, une division latino-américaine. Un premier microalbum, YNG LGNDZ Season 1, dont le premier titre est intitulé Veneno, est sorti vendredi.

Ce microalbum a été créé par le collectif musical YNG LGNDZ, qui est formé du compositeur-réalisateur guatémaltèque Myztiko ainsi que du duo de compositeurs-réalisateurs dominicains Los Audio Kimikos et d'Edi Cruz, alias Cruzito. 

Cet auteur-interprète québécois d’origine hondurienne, qui a récemment fait une version reggaeton de la chanson Mi amor du chanteur de RnB Marc Antoine, est également le directeur artistique de Joy Ride Latino. 

Il a contribué à Dime Que Sera, qui a été un succès de musique latine en 2017. Quant à Myztiko, sa chanson Me Matas a également connu le succès et lui a valu un prix Billboard Latin. 

Composé de quatre chansons, YNG LGNDZ Season 1 fait aussi entendre la voix du rappeur cubano-québécois O. Z., de la chanteuse d’origine salvadorienne Meliya et de Danny, un chanteur originaire de la République dominicaine.

Pour plus de talents hispanophones locaux sur les radios

Avec ce premier microalbum, Joy Ride Latino espère voir la musique urbaine latine montréalaise se faire davantage connaître par le public et prendre plus de place sur les ondes des radios commerciales ainsi que dans les festivals. 

On se gratte la tête quand on voit de grosses radios mettre du Daddy Yankee ou du J. Balvin [de grosses vedettes internationales de la musique latine], a expliqué Cruzito à Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18

Nous aussi, on peut avoir des artistes de ce niveau, peut-être pas en termes de chiffres, mais en termes de qualité sonore. On peut avoir de la musique qui accote ce type de musique alors pourquoi ne pas jouer les artistes hispanophones d’ici dans vos radios?

Un son montréalais

Si la scène musicale latine locale reste méconnue, elle est bien vivante, selon Cruzito. Je l’écoute. Je vois les artistes hispanophones de la ville mettre en avant leurs contenus sur les réseaux sociaux.  

De la musique urbaine qui se différencie grâce à son son qui fusionne des facettes musicales issues des différentes cultures représentées à Montréal, la cosmopolite. 

Le son montréalais est particulier. La raison est que nous sommes des immigrants arrivés ici avec une culture de base, la culture latine, [...] mais on introduit la musique francophone d’ici et la pop américaine.  

Avec le temps, l’artiste et directeur artistique pense que les artistes de musique latine d’ici finiront par se tailler une place. Notre but, c’est de tourner les regards vers nous et que les gens puissent voir qu’il y a des talents hispanophones ici et qu’ils méritent d’être écoutés, a-t-il dit. Je pense que ça va arriver. [...] Peu à peu, on est en train de briser cette glace.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !