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Le NPD ne fait aucune promesse électorale à l’Alberta

Tout au long de la campagne, ICI Alberta décrypte les plateformes électorales des principaux partis pour y relever les éléments qui s'adressent aux Albertains.

Il fait un signe du pouce devant son autobus de campagne.

Le chef du NPD, Jagmeet Singh, ne joue pas sur les spécificités régionales des Albertains pour les séduire.

Photo : Reuters

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, est le premier chef en campagne à s'arrêter en Alberta. La province n'a pourtant pas les faveurs du parti dans sa plateforme électorale.

Ni l'Alberta ni aucune de ses deux grandes villes ne sont citées une seule fois dans les 123 pages du programme de la formation politique.

C’est toutefois le cas d’à peu près toutes les provinces. À quelques exceptions près, le NPD ne répond pas aux revendications régionales, mais choisit plutôt de s’adresser à tous les Canadiens.

Des demandes passées sous silence

Aucun des sujets épineux des dernières années entre l’Alberta et Ottawa ne fait l’objet d’une prise de position néo-démocrate. La péréquation n’est pas mentionnée, ni le Programme de stabilisation fiscale ou les transferts en santé. La tarification sur le carbone continuera toutefois sous un gouvernement néo-démocrate.

La seule mention albertaine est négative. Le NPD fustige la politique du premier ministre albertain en matière de santé.

Les coupes en santé effectuées par les premiers ministres conservateurs comme Jason Kenney, Doug Ford et Brian Pallister ont rendu plus difficile, pour le système de santé, de faire face à la pandémie et ont exposé les gens à des risques plus importants, peut-on lire dans le document.

Les néo-démocrates promettent de résister à la privatisation du système de santé, même s’il s’agit d’un pouvoir provincial.

Pas de main tendue au secteur pétrolier

Une des industries les plus importantes de l’Alberta, le secteur pétrolier et gazier, ne trouvera pas non plus de réconfort dans la lecture du programme néo-démocrate. Le parti se veut le leader en matière de climat.

Pour ce faire, il veut éliminer les subventions aux combustibles fossiles, qu’il évalue à 18 milliards de dollars en 2020. Cette interdiction de subventions au pétrole, aux gaz et aux oléoducs serait inscrite dans une loi.

Des installations rouillées de gaz au milieu d'un champ.

Le NPD ne veut plus subventionner le nettoyage des puits inactifs, mais appliquer le principe de pollueur-payeur.

Photo : Radio-Canada / Dave Rae

Si le projet d’expansion du pipeline Trans Mountain est brièvement mentionné, le parti ne décrit pas ce qu’il ferait de cette infrastructure en construction. Le NPD s’est toujours opposé au rachat du projet par Ottawa, mais la mise en terre des canalisations a, depuis, bien progressé.

Sous un gouvernement néo-démocrate, les entreprises pétrolières et gazières devront faire face à une réglementation plus stricte, notamment pour gérer les fuites de méthane. Elles seront aussi soumises, comme les autres grandes compagnies cotées en bourse, à des normes de responsabilisation en matière de climat.

Le NPD s’engage aussi à obliger ces entreprises à payer pour nettoyer les puits inactifs. Sans donner de détails, sa plateforme affirme que la mesure conduirait à créer des emplois.

Les libéraux ont, eux, accordé une enveloppe de 1,7 milliard de dollars gérée par les provinces pour réhabiliter les terres endommagées dans l’Ouest canadien.

Questionnée sur la plateforme néo-démocrate fédérale, la chef adjointe du NPD albertain, Sarah Hoffman, a refusé de se prononcer. Elle affirme vouloir se concentrer sur les enjeux provinciaux.

Le parti n'a soutenu aucun candidat néo-démocrate fédéral pour l'instant.

Des promesses pour les francophones

Le parti promet de veiller à la promotion des langues officielles. Pour les francophones en milieu minoritaire, cela signifie qu'il s'engage à augmenter l’immigration hors Québec, à améliorer l’accès aux services en français et l’enseignement de cette langue.

Le drapeau franco-albertain et des gens assis à une table.

Le NPD s'engage à élargir les droits linguistiques notamment des francophones en milieu minoritaire.

Photo : Mario De Ciccio/Radio Canada

Contrairement au Parti conservateur du Canada, le NPD ne mentionne pas de financement pour le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta. La candidate néo-démocrate dans la circonscription d’Edmonton-Strathcona s’est toutefois portée plusieurs fois à la défense de l’établissement postsecondaire francophone.

La Loi sur les langues officielles sera modernisée en consultant les communautés linguistiques minoritaires et en élargissant la portée des droits linguistiques, soutient le parti.

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