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Retour en poste chaotique pour Louisette Langlois

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Hôtel de ville de Chandler

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

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La mairesse de Chandler a dû composer avec l’absence de quatre conseillers, lundi soir, à sa première réunion publique depuis sa suspension de six mois par la Commission municipale du Québec.

Louisette Langlois n’a pas souhaité commenter la situation. Je garde mes énergies pour mes dossiers et mes citoyens , a indiqué Mme Langlois. La séance publique du conseil a été reportée à mercredi soir.

Interrogée sur son avenir politique, la mairesse a refusé de se prononcer. Elle indique toutefois qu’elle fera le bilan de ses quatre années à la barre de la Ville en septembre prochain.

Le conseiller municipal Bruno-Pierre Godbout, qui avait fait part au printemps de son intention de briguer la mairie, se dit maintenant en réflexion.

M. Godbout entend s’engager à nouveau en politique municipale, mais envisage maintenant de demeurer conseiller. Il prendra, dit-il, une décision au début septembre.

Absent lundi, le conseiller municipal explique qu’il est en arrêt de travail et donc qu’il n’était pas disponible.

À nouveau devant les tribunaux

La mairesse de Chandler n’a pas voulu non plus commenter son appel de la décision rendue le 30 juin dernier par la Cour supérieure du Québec.

La juge de la Chantal Massé avait alors rejeté la demande de la mairesse de Chandler d’annuler deux décisions de la Commission municipale du Québec (CMQ) pour manquements à l'éthique.

Selon la requête déposée à la Cour d’appel, le 12 août dernier, mairesse demande que cette décision soit infirmée, mais aussi que les décisions du 9 octobre et du 21 décembre soient annulées.

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La mairesse Louisette Langlois et son procureur lors de l'audience devant la Commission municipale du Québec. (archives)

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

De même, elle souhaite que la Cour d’appel se prononce sur la partialité ou la légalité du processus d’enquête en éthique et en déontologie de la CMQ.

La mairesse estime que la juge a négligé d’examiner la preuve pertinente et les faits déposés devant la Commission municipale du Québec sur les manquements qui lui ont été reprochés.

La mairesse soutient que la preuve ne démontre pas qu’elle ait divulgué des informations confidentielles concernant deux plaintes de harcèlement psychologique ni qu’elle soit placée en conflit d’intérêts en intervenant sur les résolutions concernant les ententes sur ces plaintes ni qu’elle a divulgué des informations relevant du secret professionnel des avocats liés à ces causes.

La mairesse se défend aussi d’avoir incité un citoyen à se servir de la Loi d’accès à l’information pour obtenir la copie des honoraires d’avocats.

Selon les documents déposés en cour par Mme Langlois, la juge aurait dû valider la preuve avant de rendre sa décision. La mairesse conteste aussi l’évaluation par la juge de sa sanction d’une suspension de 180 jours sans rémunération ni allocation. Jamais, souligne le document, un élu municipal n’avait été sanctionné aussi sévèrement par la CMQ.

Enfin, dans son pourvoi en Cour supérieure, le procureur de Mme Langlois, Charles Caza, interrogeait sur la partialité de la CMQ à la fois enquêteur et poursuivant. Le procureur de la mairesse remet aussi en question l’interprétation juridique de cette question par la juge.

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Le conseiller municipal du district de Newport, à Chandler, Bruno-Pierre Godbout. (archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Bruno-PIerre Godbout, qui a été maire suppléant durant la suspension de Louisette Langlois, avoue qu’il pensait que la saga judiciaire de la mairesse était terminée.

Il estime qu’un des effets de cette démarche sera d’alourdir la facture des avocats de la Ville. Ce sera, dit-il, au prochain conseil municipal de poursuivre les démarches pour que Mme Langlois rembourse tous les frais.

La requête de Louisette Langlois sera entendue à la Cour d’appel le 17 octobre prochain.

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