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Des Afghans vivant à Saskatoon s'inquiètent de la situation dans leur pays d'origine

Deux ressortissants afghans commentent la crise politique dans leur pays.

« Je suis engourdie, déçue et bouleversée de voir qu'après 20 ans, cela se reproduit », affirme Sangin Niazi.

Photo :  (CBC/Omayra Issa)

Radio-Canada

De nombreux Afghans vivant aujourd'hui à Saskatoon ont peine à croire les événements des derniers jours dans leur pays d'origine.

C'est notamment le cas de Sangin Niazi qui, alors qu'elle regarde le régime taliban reprendre le pouvoir en Afghanistan, se dit submergée par l'émotion.

Je suis engourdie, déçue et bouleversée de voir qu'après 20 ans, cela se reproduit, déclare cette mère de famille.

Elle est d'ailleurs surprise de la rapidité avec laquelle les militants ont pris le pouvoir, ce qui a incité la communauté internationale à quitter le pays.

Les talibans ont envahi Kaboul dimanche après que le président afghan Ashraf Ghani ait pris la fuite.

Tout ce qu'ils [les militaires occidentaux et afghans] ont fait au cours des 20 dernières années... Nous sommes revenus à la case départ, se désole Mme Niazi.

Elle ajoute n'avoir aucune confiance envers les talibans, et ce malgré le fait qu'ils prétendent ne pas vouloir faire de mal aux civils afghans.

Avant de fuir le pays en 1998, Mme Niazi se souvient d’avoir été témoin de la fermeture des écoles et de l’interdiction pour les femmes d'occuper un emploi sous le régime taliban.

Je n'ai aucun espoir pour que les filles retrouvent la liberté et le bonheur [en Afghanistan] alors je m'inquiète pour elles, dit-elle.

Prier pour ses proches

Établi à Saskatoon depuis la fin des années 1990, Sultan Ali Sadat suit lui aussi avec attention la situation sur les médias sociaux.

Il échange également des messages textes avec des proches habitant encore en Afghanistan.

Il est difficile de faire autre chose que de prier pour eux, affirme-t-il. Mes proches ont essayé de retirer leur argent des banques, mais elles étaient toutes fermées. Il n'y avait pas de taxi ni de transport en commun. Les gens ont laissé leurs voitures au milieu de la rue avant l'arrivée des talibans.

Lundi, des milliers d'Afghans se sont précipités sur le tarmac de l'aéroport international de Kaboul. Certains cherchant désespérément à échapper à l'insurrection au point de s'accrocher à un avion militaire américain. Au moins sept personnes sont mortes, selon des responsables américains.

Avec les informations de Jessie Anton

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