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Depuis un an, ils sont perchés dans des arbres pour freiner Trans Mountain

Un homme perché dans un arbre.

Depuis le mois d’août 2020, le groupe Stop TMX se perche à tour de rôle dans les arbres. La nourriture, l'eau et d'autres fournitures y sont montées à l'aide d'un système de poulies.

Photo : Radio-Canada / Evan Tsuyoshi

Radio-Canada

Un groupe d'opposants au projet d'expansion de l'oléoduc Trans Mountain fête sa première année de manifestation haut perchée dans les boisés de Burnaby, en Colombie-Britannique.

En levant les yeux vers la cime des arbres dans le boisé de la rivière Brunette, une zone de conservation située à Burnaby, en Colombie-Britannique, on risque d’apercevoir Tim Takaro.

Le professeur retraité en science environnementale de l’Université Simon-Fraser et ses complices, membres du groupe Stop TMX, se perchent à relais depuis le mois d'août 2020 afin de s’opposer à l’expansion de Trans Mountain, qui se termine dans cette banlieue de Vancouver.

Nous devons arrêter de construire de nouvelles infrastructures d'énergie fossile ou nous allons faire face à encore plus de destructions et de morts que nous n'en avons déjà vu, lance-t-il.

Le groupe est constitué d'une quarantaine de personnes de tous âges.

Il s'agit d'une lutte intergénérationnelle, il s’agit de justice intergénérationnelle. Nous sommes obligés de quitter une planète durable pour nos enfants et les enfants de leurs enfants, croit M. Takaro.

Une femme joue du tambour lors d'une manifestation anti-pipeline à Burnaby.

De nombreuses personnes s'opposent à l'expansion de Trans Mountain et à l'abattage d'arbres qu'elle nécessite.

Photo : Radio-Canada / Evan Tsuyoshi

Les efforts des manifestants ont un certain succès, selon Tim Takaro. En avril dernier, Environnement et Changement climatique Canada a ordonné à Trans Mountain de suspendre les travaux dans la région jusqu'au 15 août en raison de la saison de nidification des oiseaux.

Le colibri, tout puissant, a freiné ce projet depuis avril, dit-il.

Permission d'abattre plus de 1000 arbres

Au début du mois d'août, Trans Mountain a demandé à la Régie de l’énergie du Canada (REC) d'annuler le refus de la Ville de Burnaby de lui permettre d'abattre 86 arbres sur son territoire.

Cette année, Trans Mountain a obtenu la permission d'abattre plus de 1300 arbres dans la zone de conservation de la rivière Brunette.

Tim Takaro, dans un boisé à Burnaby.

Tim Takaro s'oppose au projet Trans Moutain.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

La société ne confirme pas combien d'arbres elle a abattus jusqu'à présent, mais elle a déclaré qu'elle était toujours sur la bonne voie pour l'achèvement mécanique du projet d'ici la fin de 2022.

L’expansion de l’oléoduc permettrait de tripler la quantité de pétrole transporté sur plus de 1000 kilomètres entre Edmonton et Burnaby, pour atteindre 900 000 barils par jour.

Avec les informations de Michelle Gomez

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