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Le prix du boeuf en forte hausse pour le consommateur

Une grosse pièce de côte de bœuf épaisse avec un os long.

Le prix du boeuf connaît une forte augmentation depuis quelques mois.

Photo : iStock

Radio-Canada

Avis aux consommateurs : le prix du boeuf a explosé au cours des derniers mois. Une hausse de la demande de cette protéine, causée entre autres par la réouverture des restaurants, expliquerait notamment cette augmentation importante.

Le copropriétaire des Boucheries Clément Jacques, le Sherbrookois Patrick Pinard, constate cette hausse importante. Il estime que certaines pièces sont de 20 à 50 % plus chères que lors de l'hiver et du printemps.

La hausse dépend des pièces que l’on achète. Les pièces plus nobles comme les ribs, les côtes ou le filet mignon sont plus touchées, tandis que la hausse est moins forte pour la viande hachée, les cubes ou les pièces françaises, constate M. Pinard.

La hausse de la demande mais aussi la sécheresse dans l'Ouest canadien ont eu une incidence importante, selon lui. Cependant, il estime que d'autres facteurs expliquent cette explosion du prix.

Lorsque le prix augmente dans l’Ouest, il va augmenter aux États-Unis et au Québec. La pénurie de personnel dans les abattoirs en raison de la pandémie a eu une influence. L'augmentation des autres protéines, comme le porc et le poisson, fait augmenter la demande pour d’autres sortes de protéines, comme le boeuf, remarque Patrick Pinard.

Il rappelle aussi que plusieurs producteurs de boeuf québécois ont quitté le navire au cours des dernières années, ce qui a fait plonger la production, et donc l'offre. De plus, il estime que la popularité des protéines végétales se répercute sur le prix de la viande.

Les protéines et les produits végétaux sont aussi en augmentation. Quand les produits végétaux augmentent, les protéines animales augmentent, constate M. Pinard.

Cependant, Patrick Pinard estime qu'il n'y a pas de quoi s'alarmer pour le moment. En 30 années de carrière dans le domaine de la boucherie, il constate que les hausses sont cycliques.

Nous constatons de grosses augmentations suivies d'années tranquilles. La dernière augmentation dans le bœuf datait de 2013. Nous ne savons pas ce qui va se passer pour la suite, notamment avec les changements climatiques, indique Patrick Pinard.

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