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Le débat sur l’enfouissement des déchets nucléaires continue à Ignace

Deux femmes et des enfants tiennent des pancartes.

Le groupe Le Nord sans nucléaire s'oppose au projet d'enfouissement des déchets nucléaires.

Photo : Charles Faust

Lorsque l’organisme de gestion des déchets nucléaires du Canada s’est lancé à la recherche d’un site d’enfouissement en 2010, vingt-deux communautés ont manifesté leur intérêt pour le projet.

Aujourd’hui, il reste seulement deux villes sur cette liste : Ignace, dans le Nord-Ouest de l'Ontario, et Bruce Sud, une municipalité située au sud-est du lac Huron.

Alors que le choix d’un lieu potentiel se précise, deux organismes aux visions antagonistes cherchent à informer la communauté nord-ontarienne des risques et des bienfaits d'accueillir une telle décharge sur leur territoire.

Deux points de vue

We the Nuclear Free North (Le Nord sans nucléaire, traduction libre) est un groupe qui s'oppose au projet de dépôt géologique en profondeur à Ignace.

Ce projet, proposé par la Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN), vise à établir une stratégie à long terme pour la gestion des déchets radioactifs des entreprises d’électricité du Canada.

Illustration du site d'enfouissement.

Le projet de dépôt géologique en profondeur « comporte de nombreux risques », signalent des opposants.

Photo : Société de gestion des déchets nucléaires du Canada

Dans le cadre de ce projet, les déchets nucléaires seraient enfouis plus de 500 mètres sous terre.

Les grappes de combustibles nucléaires usés seraient entreposées dans un boîtier en acier inoxydable, recouvert d’une plaque de cuivre et enveloppé d’argile.

Un diagramme.

Un diagramme qui illustre le système de barrières multiples mis en place pour entreposer les grappes de combustible nucléaire usé.

Photo : Société de gestion des déchets nucléaires du Canada

Le Nord sans nucléaire est préoccupé par la situation du lieu potentiel à proximité des rivières environnantes.

Un débat complexe

La SGDN peut s’appuyer sur ses modèles scientifiques et son optimisme, argumente Charles Faust, un des bénévoles du groupe.

Mais en réalité, ce projet comporte de nombreux risques, à la fois pendant son installation et pour les milliers d’années qui suivront, ajoute-t-il.

Le Nord sans nucléaire a tenu des séances d’information dimanche et lundi derniers.

De son côté, la SGDN a récemment rouvert son centre d’information à Ignace, qu'elle a rénové après plusieurs mois d'inactivité en raison de la pandémie.

Nous avons des installations visuelles qui permettent de mieux comprendre le projet et l’infrastructure que nous voulons construire, explique le porte-parole de l’organisme, Vince Ponka.

Elles animent la discussion sur cet enjeu, et permettent aux gens de s’exprimer, d’en apprendre davantage et de former leurs opinions.

Le projet est évalué à 23 milliards de dollars

De l'avis de M. Ponka, l’enfouissement des déchets nucléaires à Ignace est une solution viable.

À l’heure actuelle, nous conduisons des études avancées sur la géologie du site, pour nous assurer que ce soit la meilleure solution pour tous.

Ce n’est pas une question d’être pour ou contre l’énergie nucléaire. À l’heure actuelle, il y a 5,2 millions de grappes de combustibles nucléaires usés au pays, et il faut trouver une solution.

Une citation de :Vince Ponka, porte-parole de la SGDN

Présentement, ces déchets sont entreposés dans un endroit sécuritaire, mais ce n’est pas une solution à long terme, poursuit-il.

Le projet est évalué à 23 milliards de dollars et aurait des retombées économiques positives pour la région.

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