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Les Saskatchewanais divisés sur le déclenchement des élections en pandémie

Une main dépose dans la fente d'une boîte de scrutin un bulletin de vote jaune plié en trois parties.

La Saskatchewan compte 14 circonscriptions. (archives)

Photo : CBC / Al MacCormick

La décision de déclencher des élections fédérales alors que de nombreux experts redoutent l’arrivée d'une quatrième vague de COVID-19 divise les Saskatchewanais.

Ekta Gondaliya, une résidente de Regina, fait partie de ceux qui se disent en faveur de ce scrutin, malgré la pandémie en cours.

Nous ne savons pas combien de temps durera cette pandémie, souligne-t-elle. Les élections sont pour le bien des gens, c’est donc une bonne chose de les avoir déclenchés.

Un autre résident de la capitale provinciale, Agibola Ayilara, croit quant à lui que ces élections ont été précipitées pour des raisons politiques. Il dit toutefois se sentir à l’aise de se rendre aux urnes, car toutes les mesures sanitaires dans la province ont déjà été levées.

La Fransaskoise qui habite désormais à Montréal, Jacqueline Sirois, estime de son côté qu’il était important de déclencher cette campagne maintenant, car elle donne l’occasion aux Canadiens de se faire entendre sur des dossiers qui touchent justement la vie en temps de pandémie.

Il y a de grandes décisions, dont [la possibilité d'un] passeport vaccinal, qui pourraient avoir un impact énorme sur la vie des Canadiens, affirme-t-elle. Il va falloir que les Canadiens se prononcent à ce sujet.

Mme Sirois ajoute qu’il existe des manières alternatives de voter, telles que le vote par la poste, pour les Canadiens qui seraient inquiets de se rendre aux urnes le 20 septembre prochain.

« Ce n'est pas le bon moment »

Toutefois, de nombreux Saskatchewanais ne sont pas du même avis.

C'est notamment le cas du Fransaskois Daniel Fuller.

Ce dernier croit que la pandémie pourrait causer des défis, notamment lorsque les candidats se déplaceront dans les différentes circonscriptions et municipalités.

On voit la quatrième vague qui est là. On verra comment les restrictions dans les différentes provinces changeront la manière que les candidats auront de voyager.

Une citation de :Daniel Fuller

Daniel Fuller anticipe d’ailleurs une baisse du taux de participation des Canadiens à cette élection, chose qui n’est pas nécessairement bonne pour la démocratie et la participation civique, dit-il.

La Fransaskoise Erin O’Connor n’est pas non plus d’accord avec la décision du premier ministre sortant Justin Trudeau de déclencher les élections.

Il n’y a pas grand-chose qui va changer, ce n'est pas le bon moment, soutient-elle. On est en train de battre une pandémie, ce n'est pas le bon moment pour une élection.

Les partis politiques s’organisent

Pendant ce temps, les partis politiques continuent leurs démarches en Saskatchewan dans l'espoir de grappiller le plus de votes le 20 septembre prochain, jour du scrutin.

Le Parti conservateur du Canada a, pour le moment, une longueur d’avance sur ses adversaires en ayant déjà nommé un candidat pour chacune des 14 circonscriptions de la Saskatchewan.

Pour sa part, le Parti libéral du Canada compte huit candidats confirmés jusqu’à présent. Ils sont tous situés dans les principales villes de la province.

Le Nouveau Parti démocratique compte dix candidats dans la province à l’heure actuelle.

De son côté, le Parti vert a trois candidats dans des circonscriptions saskatchewanaises.

Avec les informations de Katia St. Jean et d'Olivier Hamel

Erratum :

Une version précédente de ce texte indiquait que le NPD présentait deux candidats en Saskatchewan.

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