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Charleswood, une circonscription manitobaine à surveiller lors du scrutin fédéral

Le député Marty Morantz lève la main en signe de victoire, au milieu d'une petite foule qui l'applaudit.

Marty Morantz a remporté la circonscription de Charleswood-St. James-Assiniboia-Headingley en 2019. Un gain pour les conservateurs aux dépens des libéraux. (archives)

Photo : Radio-Canada / Marie-Michelle Borduas

Radio-Canada

La circonscription de Charleswood-St. James-Assiniboia-Headingley, au Manitoba, est passée des conservateurs aux libéraux lors des élections fédérales de 2015, avant de redevenir bleue en 2019. Selon des observateurs, ce sera l’une des courses à surveiller le 20 septembre prochain.

Le professeur de sciences politiques à l’Université du Manitoba Christopher Adams croit toutefois que le Parti conservateur parvient à mieux rejoindre les intérêts des résidents de cette circonscription, des personnes de classe moyenne vivant en banlieue.

M. Adams s’attend d'ailleurs à ce que le candidat conservateur, Marty Morantz, garde son siège, et ce, malgré le fait que les libéraux et les conservateurs se le disputent depuis de nombreuses années.

Je pense que [la course au Manitoba] qui sera la plus intéressante à regarder sera Charleswood, soutient-il. C'est présentement Marty Morantz qui la représente. Il l’a prise de Doug Eyolfson, un libéral, qui l’avait gagnée lorsque Trudeau a été élu pour la première fois.

Doug Eyolfson se représente et va tenter de reprendre le siège. Alors, c’est un peu la bataille des candidats sortants dans cette circonscription, poursuit le politologue.

Les libéraux n'ont pas dit leur dernier mot

Le professeur de science politique à l'Université de Winnipeg, Félix Mathieu, croit pour sa part que l’électorat de Charleswood-St. James-Assiniboia-Headingley pourrait tourner au profit du Parti libéral.

Il y a certaines circonscriptions qui sont typiquement volatiles dans le choix de leurs électeurs. Celle-ci en fait partie, affirme-t-il, en notant que le taux d’appui au Parti conservateur est en chute libre depuis 2011.

M. Mathieu croit que les politiques des libéraux, notamment celles concernant la réconciliation et les changements climatiques, pourraient interpeller les électeurs de cette circonscription. Les discussions entourant les pensionnats pour Autochtones et les feux de forêt qui sont survenus cet été devraient notamment y contribuer.

Le politologue ajoute que la baisse récente en popularité du Parti progressiste-conservateur sur la scène provinciale pourrait influer sur la décision des électeurs lors du scrutin fédéral.

Le parti de Brian Pallister a récemment fait l’objet de vives critiques au sujet du processus de réconciliation avec les Autochtones.

Donc, ici, il y a peut-être une manière pour l’électorat de punir le parti frère, le Parti conservateur du Canada, et d’accorder sa voix au Parti libéral, explique M. Mathieu.

Ce dernier note également que la carte joker de cette campagne électorale sera le vote par correspondance, conséquence de la COVID-19.

Des événements clefs comme les débats des chefs pourraient avoir moins d’effets sur l'électorat qu’ils ne l’auraient normalement parce qu'un bon nombre d’électeurs auront déjà voté.

Avec les informations de Mina Collin, de Julien Sahuquillo et de Thibault Jourdan

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