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Un « électrochoc » de 885 M$ pour l'électrification des transports à Montréal

Le nouvel autobus 100% électrique de la STM.

Le nouvel autobus 100 % électrique de la STM.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a présenté lundi sa Stratégie d’électrification des transports 2021-2023, dont l'objectif est d'accélérer la transition vers des moyens de transport plus propres, à commencer par la flotte d'autobus et de véhicules de la Ville.

Cette stratégie, dotée d'un budget de 885 millions de dollars sur trois ans, comporte 23 objectifs que l’administration Plante compte atteindre avec la collaboration d’une cinquantaine de partenaires, dont Hydro-Québec, la Société de transport de Montréal (STM), Communauto Québec et le Bureau du taxi, pour n’en nommer que quelques-uns.

« C’est un peu comme un électrochoc que l’on donne à notre stratégie d’électrification. »

— Une citation de  Valérie Plante, mairesse de Montréal

Arrimée avec le Plan climat 2020-2030 présenté par la Ville l'an dernier, cette stratégie s'attaque de front à la décarbonisation des transports collectifs, individuels et du transport de marchandises.

Quand on regarde les secteurs qui émettent le plus de gaz à effet de serre, c’est le transport qui est en haut de la liste. Ça représente plus de 40 % des émissions [de GES]. C’est le secteur auquel on doit s’attaquer pour atteindre nos cibles, a expliqué la mairesse de Montréal lundi en conférence de presse.

Des autobus jusqu'aux BIXI

Une dizaine de vélos BIXI bleus.

Pour répondre à la forte demande pour les vélos électriques, BIXI a ajouté 725 de ces vélos à son parc cette année.

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

Concrètement, la Ville compte accélérer en priorité l’électrification du parc d’autobus de la STM, mais aussi de ses garages.

Des 885 millions de dollars dont sera dotée cette stratégie, près de 80 % seront d'ailleurs consacrés aux transports collectifs et aux infrastructures qui y sont reliées, notamment les terminaux qui devront être munis d'infrastructures de recharge capables d'accueillir un volume plus élevé de bus électriques. Rappelons qu'à compter de 2025, la Ville de Montréal entend n'acheter que des autobus électriques.

En ce qui a trait aux véhicules municipaux, le plan prévoit le remplacement de tous les véhicules à essence sous-compacts en fin de vie utile par des modèles électriques. Pour ce qui est des autres véhicules et équipements, des modèles électriques seront aussi privilégiés lors de leur remplacement, lorsque cela sera possible.

Dans le cas contraire, des véhicules et équipements plus écoresponsables seront priorisés, précise la Ville.

Sur le plan des transports partagés, Montréal, qui bénéficie déjà de la plus importante flotte de vélos électriques en partage au Canada, compte sur l'ajout de 725 BIXI électriques dans ses rues en 2021 pour porter à 2100 sa flotte de vélos électriques en libre-service.

Stationnements réservés aux voitures électriques

Toujours dans le but de rendre les moyens de transport électriques plus attrayants, l'administration Plante compte réserver des espaces de stationnement exclusivement consacrés aux véhicules électriques. Un peu comme on le fait actuellement avec les stationnements pour les personnes handicapées.

Ces espaces marqués par des bornes vertes pour les distinguer des autres espaces seront cependant tarifés par des parcomètres au même prix que les voitures à essence.

Soixante-six emplacements de stationnement répartis sur 34 sites seront ainsi désormais réservés aux véhicules électriques au centre-ville de Montréal, a annoncé Valérie Plante, qui a du même souffle incité les arrondissements à instaurer des tarifs préférentiels aux propriétaires de voitures électriques pour l'obtention d'une vignette de stationnement sur rue.

Au moins neuf arrondissements ont déjà adopté la mesure, précise la cabinet de la mairesse Plante.

Multiplication des bornes de recharge

Deux bornes de recharge électrique.

La stratégie présentée par la Ville prévoit l'installation de 1000 bornes de recharge de niveau 2 de plus dans la métropole d'ici 2025.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

La Stratégie d’électrification des transports 2021-2023 prévoit également, en collaboration avec Hydro-Québec, l’installation d’au moins 1000 bornes de recharge de niveau 2 supplémentaires à Montréal d’ici 2025.

Cette mesure portera à 2000 le nombre de ces bornes dans la métropole et permettra à la Ville de faire face à la hausse de la demande anticipée pour des véhicules électriques.

L’administration Plante compte également augmenter sensiblement le nombre de bornes de recharge rapide tout en incitant les entreprises à en faire de même pour leurs employés. Des mesures pour faciliter la recharge à domicile dans les immeubles multirésidentiels sont aussi promises.

Je suis extrêmement fière de cette nouvelle stratégie, qui prouve une fois de plus aux Montréalaises et aux Montréalais que l’environnement est un dossier qui nous est cher et que nous posons des gestes concrets, explique la mairesse Valérie Plante, qui maintient le cap vers l’atteinte de la carboneutralité dans sa ville d’ici 2050.

« Cette stratégie-là va venir propulser Montréal en tête des villes nord-américaines les plus avancées sur la question de l’électrification. »

— Une citation de  Valérie Plante, mairesse de Montréal

Dans son Plan climat, l’administration municipale s'est fixé pour objectif de faire en sorte que 47 % des véhicules qui sillonneront les rues de la métropole en 2030 soient électriques.

Rappelons également que le 29 juin dernier, le gouvernement fédéral a de son côté annoncé la fin des ventes de véhicules neufs à essence – voitures et camions légers à passagers – au Canada à compter de 2035.

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