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Pensionnat de Kamloops : 215 portraits en hommage aux enfants autochtones

Mosaïque de portraits d'Autochtones en peinture sur fond jaune.

Quelques-uns des 215 portraits réalisés par Johnny Bandura.

Photo : Page Facebook de Johnny Bandura

Radio-Canada

Près de trois mois après la découverte des restes de centaines d’enfants sur le terrain d’un pensionnat autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique, un homme d’Edmonton a décidé de faire quelque chose pour que les Canadiens et les Canadiennes n’oublient jamais cette atrocité.

Johnny Bandura est un Salish de la côte originaire de Hay River, dans les Territoires du Nord-Ouest. Il a grandi à Kamloops, où sa grand-mère a fréquenté un pensionnat pour enfants autochtones dans les années 1930. Son père habite toujours en face du terrain où les sépultures anonymes ont été découvertes.

Bandura est sur le point de finaliser une œuvre de 215 portraits représentant ce que les enfants dont les restes ont été retrouvés auraient pu devenir si leur destin avait été différent.

Un homme montre une dizaine de portraits qu'il a peints.

Johnny Bandura a grandi à Kamloops où sa grand-mère a fréquenté un pensionnat pour enfants autochtones dans les années 1930.

Photo : Gracieuseté : Stacy Bandura/CBC

Imaginer un autre avenir

À ce jour, il a achevé un peu plus de 200 peintures, chacune représentant un personnage avec une personnalité et un costume uniques. Certains d’entre eux sont habillés comme du personnel infirmier ou des joueurs de hockey; d’autres arborent une robe de juge ou des ornements traditionnels.

Je voulais m’assurer que tous les aspects de la société sont pris en compte, a affirmé Bandura à CBC. Qu’auraient pu accomplir ces enfants [si la mort n'était pas arrivée]? Quelle direction leur vie aurait-elle pu prendre?

Bien qu’il se soit initialement attelé à la tâche sans but précis en tête, l'artiste est présentement en discussions avec la Galerie d’art de Kamloops (Kamloops Art Gallery) pour y exposer ses portraits une fois qu’ils seront terminés.

C’est assez émouvant de les voir tous ensemble, a-t-il ajouté

Il songe également à publier un livre regroupant tous les portraits pour que le public puisse les admirer de près, parce qu’ils auront plus d’impact si on les voit [ainsi] plutôt que sur un téléphone ou un ordinateur.

Un morceau d’humanité perdu

Au moment où il achevait ses derniers portraits, Bandura a affirmé avoir pensé à ses propres enfants durant tout le processus de création, se demandant ce qui aurait pu leur arriver, en tant que personnes indiennes inscrites, si leur naissance avait eu lieu quelques décennies plus tôt.

Au-delà des excuses, Bandura croit que plus de démarches devraient être entreprises pour honorer la mémoire des victimes.

C’est pourquoi je vais continuer à peindre et à créer de l’art, a-t-il expliqué. Pour souligner l'importance qu’auraient pu avoir ces nombreuses vies pour la société. C’est un énorme morceau d’humanité qu’on a perdu.

Avec les informations de Jared Monkman, producteur à CBC.

Avec les informations de CBC

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