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Agressions sexuelles : l’appel du pasteur Paul Mukendi rejeté

Paul Mukendi au palais de justice de Québec.

En 2019, Paul Mukendi avait été reconnu coupable d'agressions sexuelles, de voies de fait et de menaces de mort sur une mineure (archives).

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

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L’appel du pasteur Paul Mukendi, condamné à 8 ans d’emprisonnement pour agressions sexuelles et physiques sur une adolescente, a été rejeté lundi matin. Il devra se livrer aux autorités carcérales d’ici vendredi afin de purger sa peine.

Le 29 juin 2019, le révérend de l'église Parole de vie, dans l’arrondissement de Vanier, à Québec, avait été déclaré coupable de 9 chefs d'accusation d'agressions sexuelles, de voies de fait et de menaces de mort au terme d'un procès de 17 jours.

La plaignante avait 14 ans au moment des faits.

En février 2020, le juge Jean-François Émond avait condamné l'homme d'Église à une peine de 8 ans de prison.

Mukendi avait porté le verdict en appel, estimant que le juge avait commis des erreurs de droit au cours des audiences et lors de ses directives aux jurés.

Contradictions

Il arguait que le témoignage de la plaignante était miné par plusieurs contradictions, notamment quant à la séquence des événements, au point où sa fiabilité ne permettait pas au jury de raisonnablement conclure à des verdicts de culpabilité.

Il soutenait également que les imprécisions du juge Émond dans ses directives au jury avaient pu inciter ce dernier à écarter une partie de la preuve favorable à sa thèse.

Paul Mukendi est menotté et escorté par un policier. Il est accompagné par son avocate.

Paul Mukendi avait été condamné à une peine d'emprisonnement de 8 ans le 27 février 2020 (archives).

Photo : Radio-Canada

Le juge de la Cour d’appel Guy Gagnon n’est toutefois pas de cet avis. Il a rappelé qu’au moment où elle a fait sa déclaration aux policiers, la plaignante était sous médication, ce qui lui aurait occasionné des problèmes de mémoire. Elle disait avoir choisi de se concentrer sur les gestes posés par l’accusé sans prêter attention à leur séquence.

Explication raisonnable

Au regard de l’ensemble de la preuve, le jury pouvait raisonnablement accepter cette explication aux fins d’apprécier certaines discordances entre le témoignage de la plaignante et ses déclarations antérieures, dont aucune, faut-il le préciser, ne remettait en question l’existence même de chacune des agressions reprochées à l’appelant, écrit le juge Gagnon dans sa décision.

De toute façon, il appartenait au jury d’apprécier le témoignage de la plaignante au regard de ses versions antérieures. Les directives du juge traitent précisément de ce point, de sorte que le jury ne pouvait se méprendre sur la portée à accorder à ce témoignage, ajoute le magistrat.

Les juges de la Cour d’appel François Pelletier et Simon Ruel ont souscrit aux motifs du juge Gagnon pour rejeter l’appel de Paul Mukendi.

L’homme de 44 ans devra donc purger la peine d’emprisonnement de 8 ans à laquelle l’avait condamné le juge de première instance.

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