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Légionellose à Moncton : la source de la contamination n'est pas encore déterminée

Des tours de refroidissement sur un bâtiment.

Des tours de refroidissement sur un bâtiment

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La santé publique du Nouveau-Brunswick a effectué des prélèvements dans 23 tours de refroidissement à Moncton, pour tenter de découvrir la source de l'éclosion de légionellose qui touche au moins sept personnes. La source de la contamination n'est pas encore découverte.

Au total, sept cas de légionellose ont été confirmés dans la grande région de Moncton ces dernières semaines. Parmi eux, six personnes ont été hospitalisées. Deux d'entre elles se trouvent toujours à l'hôpital, dont une aux soins intensifs.

Le médecin hygiéniste régional, le Dr Yves Léger a fait une mise à jour sur la situation lors d'une conférence de presse, lundi après-midi.

Un homme devant des micros lors d'une conférence de presse.

Le médecin hygiéniste régional, le Dr Yves Léger, lors d'une conférence de presse lundi après-midi

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

Nettoyage de deux tours de refroidissement

Le Dr Yves Léger explique que la santé publique a effectué une première ronde de tests dans des tours de refroidissement de Moncton. De ce nombre, des niveaux mesurables de bactéries ont été découverts sur neuf sites. Deux sites avaient des niveaux de bactéries assez élevés pour nécessiter une opération de nettoyage, ce qui a été fait.

Les autorités n'ont pas voulu préciser où se trouvent ces tours de refroidissement.

Pour le moment, la santé publique n'est pas en mesure de lier ces tours de refroidissement à des cas de légionellose. Les analyses se poursuivent. La santé publique devrait être en mesure de déterminer cette semaine si les cas ont une source commune.

Les recherches se poursuivent

En attendant d'obtenir les résultats de ces analyses, la santé publique poursuit ses recherches dans deux autres zones de la ville : le nord-est (région du parc industriel Caledonia) et le centre-ville.

Les tours de refroidissement dans 18 sites visés par la santé publique seront testées dans les prochains jours.

Circulation automobile au centre-ville de Moncton.

Certaines tours de refroidissement du centre-ville de Moncton, au Nouveau-Brunswick, seront analysées cette semaine.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Vendredi dernier, la santé publique a dit croire qu'une tour de refroidissement dans l'ouest de la ville pourrait être à l'origine des cas.

Le Dr Yves Léger, médecin hygiéniste régional, recommande aux personnes qui développeraient des symptômes semblables à ceux de la pneumonie ou des symptômes respiratoires – comme de la fièvre, des frissons, une toux, un essoufflement, des douleurs musculaires et des maux de tête – de consulter rapidement un médecin ou de composer le 811.

En 2019, 16 cas de légionellose avaient été signalés à Moncton. Une demande d'accès à l'information faite par le réseau CBC avait permis de confirmer que la source de l'éclosion était une tour de refroidissement d'une usine de production de cannabis de l'entreprise Organigram.

Un expert critique le système mis en place par Fredericton

L’encadrement des tours de refroidissement proposé par le gouvernement du Nouveau-Brunswick est critiqué par un expert américain, qui qualifie la création de registres municipaux d’inadéquate.

Dans la foulée de l’éclosion de légionellose de l’été 2019 à Moncton – dont la source se trouvait dans une tour de refroidissement d’une usine de production de cannabis –, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a décidé de mieux encadrer ces installations.

Au lieu de créer un registre provincial, comme le demandait la mairesse de Moncton, il a demandé aux municipalités de récolter elles-mêmes des données sur la construction de nouvelles tours.

Dans une note de service datée du 22 février 2021, le ministère de la Santé décrit comment il souhaite s’y prendre. Le document a notamment été envoyé aux commissions de services régionaux et aux directeurs de la planification.

Le gouvernement leur demande de recenser les nouvelles constructions qui proposent une tour de refroidissement. La recension des tours existantes est qualifiée de facultative. Il leur demande de compiler les informations sur une feuille de calcul Excel.

Chris Boyd en entrevue.

Chris Boyd, un consultant qui a travaillé pour la santé publique new-yorkaise lors d'une importante éclosion de légionellose dans cette région, affirme que l'approche du Nouveau-Brunswick est imparfaite.

Photo : CBC

Cette approche étonne l’ex-commissaire adjoint chez NYC Health, Chris Boyd. En 2015, ses collègues de la ville de New York et lui-même ont fait face à l’une des plus importantes éclosions de légionellose de l’histoire des États-Unis.

Quand la tenue de dossiers sur les tours existantes est facultative, peut-être qu’une ville va le faire et qu’une autre ne le fera pas. Vous n’allez donc pas vraiment avoir un registre complet, a-t-il dit en entrevue après avoir lu la note du 22 février 2021.

Il qualifie d’inadéquate l’approche du gouvernement.

Selon Chris Boyd, une approche centralisée serait préférable, puisqu’elle permettrait aux autorités de consulter un seul registre. Il qualifie de vieillotte la compilation de données sur les tours de refroidissement dans des fichiers Excel, comme le propose le gouvernement aux municipalités.

Avec des informations de Pascal Raiche-Nogue et de CBC

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