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T.-N.-L. : faire l’épicerie à Saint-Jean comporte des défis, révèle un sondage

Une dame tient un panier de fruits et de légumes dans une épicerie.

Le sondage révèle notamment que les résidents du quartier numéro 5 ne peuvent pas facilement se rendre au supermarché à pied ou à bicyclette (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

Un sondage effectué dans la région de Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador, conclut que 90 % des personnes interrogées sont insatisfaites de l’éventail de produits alimentaires offerts dans la ville.

Le sondage de l’organisme Food First N. L. indique aussi que 67 % des répondants noirs, autochtones et de couleur ont de la difficulté à trouver des aliments propres à leur culture. L’accessibilité aux supermarchés et à des moyens de transport pour s’y rendre est aussi un problème courant.

Le sondage a été présenté au comité plénier de la Ville de Saint-Jean, mercredi dernier. Il porte sur les problèmes entourant l’approvisionnement alimentaire dans la ville, explique la coordonnatrice des programmes de Food First N. L., Sarah Crocker.

Selon elle, les autorités municipales devraient inclure la question de l’alimentation dans leurs stratégies, leurs programmes et leurs politiques.

Des défis particuliers dans certains quartiers

Le sondage a eu lieu en février et il compte plus de 800 répondants. Sarah Crocker souligne que les répondants ont aussi indiqué leur code postal. L’organisme a pu ainsi faire des comparaisons entre les divers quartiers de la ville.

Sarah Crocker affirme que le sondage brosse un tableau intéressant de la situation dans l’ensemble de la ville et qu’il révèle des problèmes particuliers dans certains quartiers.

Il n’est guère étonnant, explique-t-elle, que 75 % des répondants disent utiliser leur propre véhicule pour aller faire leur épicerie. Mais en examinant les données de plus près, souligne-t-elle, on remarque que dans le quartier numéro 2, la région centrale de la ville, seulement 60 % des répondants font leur épicerie en voiture. Plus de gens dans ce quartier disent y aller à pied, à bicyclette ou en autobus.

Au contraire, dans le quartier numéro 5, dans l’ouest de la ville, jusqu’à 86 % des répondants disent utiliser leur voiture pour aller faire leurs épiceries. Personne dans ce quartier n'a dit pouvoir y aller à pied ou en bicyclette, selon Mme Crocker.

Des défis souvent liés au revenu

Selon Sarah Crocker, les résultats du sondage peuvent aider les autorités municipales à formuler des politiques publiques plus soutenables à l’avenir, et ils peuvent aussi servir aux groupes communautaires et aux entreprises.

La principale solution retenue par les répondants pour améliorer l’accès à la nourriture est l’amélioration du revenu, qu’il s’agisse d’augmenter les salaires et l'aide sociale, de travailler sur des moyens d'accroître les revenus des ménages ou de diminuer le coût de la vie, conclut Sarah Crocker.

Avec les renseignements de CBC

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