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Un climat loin d'être électoral, estime la cheffe du Parti vert, Annamie Paul

Annamie Paul est entourée de pancartes vertes portant son nom.

Annamie Paul, cheffe du Parti vert du Canada, a lancé sa campagne à Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Le déclenchement d’élections au mois d’août semblait impensable aux yeux de la cheffe du Parti vert du Canada, Annamie Paul, au moment où le pays est aux prises avec des incendies de forêt, une sécheresse majeure, une quatrième vague de COVID-19 et une dette record.

À la blague, Annamie Paul a raconté à ses partisans réunis à Toronto qu’elle était heureuse de ne pas avoir parié sur la date du déclenchement des élections, car elle aurait perdu. Elle avait même dit à ses enfants qu’il n’y avait aucun moyen [no way] qu’un tel scénario se concrétise à un pareil moment.

Elle ne croyait pas cela possible à la lumière de certaines statistiques saisissantes, qu'elles a présentées : 270 feux de forêt en activité présentement en Colombie-Britannique, 49 degrés Celsius rapportés dans la municipalité de Lytton cet été, 570 personnes décédées en raison du dôme de chaleur qui a sévi dans l’Ouest et 4, pour la quatrième vague de COVID-19 dans laquelle nous nous trouvons.

Ce sont les chiffres qui racontent l’histoire, a-t-elle résumé, en ajoutant une autre donnée : 500 millions, soit le coût total de la dernière campagne électorale. Il fut un temps où déclencher une élection dans de telles circonstances aurait été inimaginable. Il fut un temps où un seul de ces événements aurait provoqué un rappel d’urgence du Parlement, a-t-elle déclaré.

Parallèlement, la cheffe des verts a déploré le fait que la capitale afghane, Kaboul, soit tombée aux mains des talibans, regrettant que les députés ne retournent pas siéger en Chambre pour discuter de la suite des choses, mais soient plutôt sur la route des élections.

Alors, pourquoi nous retrouvons-nous plongés dans des élections générales, alors que Justin Trudeau a dit en mai dernier qu’il n’y aurait pas de scrutin pendant la pandémie? a-t-elle demandé à ses partisans. Parce que les libéraux souhaitent avoir les pleins pouvoirs, désirent avoir une majorité et pensent que maintenant est le meilleur moment pour l’obtenir, a-t-elle répondu.

Mme Paul a réfuté toute allégation sur un Parlement dysfonctionnel, assurant au contraire qu’il y avait de la collaboration et des sujets d’entente entre les partis.

Leurs calculs, leurs sondages ne permettront jamais de mesurer l'ambition et la détermination des peuples du Canada.

Une citation de :Annamie Paul, cheffe du Parti vert du Canada

Devenir un leader mondial

À son avis, les Canadiens ont exprimé le désir de ne pas revenir au monde d'avant la pandémie et ils sont prêts pour du changement. Ensemble, dit-elle, il est possible d’accomplir de grandes choses.

Le Canada peut devenir un leader mondial dans la lutte contre le réchauffement de notre planète, a-t-elle affirmé, ajoutant que le pays peut également devenir un modèle au chapitre des relations avec les Autochtones ou des soins prodigués à ses aînés.

Interrogée sur les principaux défis financiers que le Parti vert du Canada devra relever pendant la campagne, Mme Paul a dit qu'elle allait s’en tenir à de petits rassemblements afin de protéger la santé et la sécurité des militants, de mener une campagne sobre et de ne pas dépenser des sommes astronomiques.

À propos des divisions qui ont éclaté chez les verts au cours des derniers mois, Mme Paul croit être capable d’unifier le parti et de ramener la confiance et la stabilité. Elle souligne que la formation traverse un processus de renouveau. Le changement n’est jamais facile, mais il en vaut toujours la peine, a-t-elle plaidé.

Maxime Bernier vise les débats des chefs

De son côté, le chef du Parti populaire du Canada (PPC), Maxime Bernier, a lancé sa campagne dans un hôtel d’Ottawa, où il a critiqué tour à tour les autres partis représentés à la Chambre des communes.

Maxime Bernier entre dans une salle d'un hôtel.

Maxime Bernier est le chef du Parti populaire du Canada.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Pour M. Bernier, qui dénonce des mesures sanitaires comme le confinement et le passeport vaccinal, il est temps de s’ouvrir à une autre option.

Pourquoi les Canadiens devraient-ils envisager de voter pour le PPC? C'est simple. Toutes les autres options sont nulles. Il est temps de choisir quelque chose de différent.

Une citation de :Maxime Bernier, chef du PPC

Le PPC n’a aucun député élu et son chef ne dispose d’aucune tribune au Parlement. Pour espérer participer aux débats des chefs, Maxime Bernier doit recueillir au moins 4 % des intentions de vote dans les sondages nationaux.

Le principal intéressé se dit confiant d’atteindre ce seuil. Nous aurons ce 4 %. Je suis pas mal sûr que je serai aux débats. Je serai le seul leader qui posera les vraies questions, a-t-il affirmé.

Il a fait savoir que la plateforme électorale du PPC pour le scrutin de septembre 2021 sera la même que celle d’octobre 2019. Notre plateforme repose sur des principes clairs et immuables : liberté individuelle, responsabilité, équité et respect. Elle donne la priorité aux Canadiens, a-t-il énuméré.

Le Parti populaire du Canada compte présentement 220 candidats, souligne son porte-parole, et il envisage d'en avoir 338 dans les prochains jours.

M. Bernier passera beaucoup de temps en Beauce, mais il a l'intention de faire campagne partout au pays.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

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