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Des élections le 20 septembre : « Maintenant, c'est à vous de choisir », dit Trudeau

Justin Trudeau.

Le premier ministre Justin Trudeau sort de Rideau Hall après avoir rencontré la gouverneure générale Mary Simon pour lui demander de dissoudre le Parlement, le 15 août 2021.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Des élections générales auront lieu le 20 septembre prochain au Canada, a confirmé le premier ministre sortant, Justin Trudeau, dimanche matin. Pourquoi? Pour que les électeurs s'expriment et choisissent la voie à suivre afin de sortir de la crise causée par la pandémie de COVID-19, a expliqué en substance le chef du Parti libéral.

Nous avons été là pour vous, et maintenant, c'est à vous de choisir, a déclaré M. Trudeau en s'adressant aux Canadiens lors d'un point de presse devant Rideau Hall, la résidence officielle de la gouverneure générale du Canada.

« On vit un moment historique, et vous aurez votre mot à dire. Vous aurez l’occasion de choisir la suite pour notre pays. »

— Une citation de  Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada

Le chef libéral a donné en exemple le choix qui s'offre aux citoyens sur la poursuite de la lutte contre la pandémie et du soutien offert aux gens pour sortir de cette crise. Il a notamment évoqué l'adoption d'un passeport vaccinal et le vaccin obligatoire pour les fonctionnaires fédéraux, en lançant une pointe à peine voilée contre son adversaire conservateur, Erin O'Toole, qui n'y est pas favorable.

En tant que gouvernement, on a choisi de s’assurer que les fonctionnaires fédéraux et toutes les personnes qui prennent un train ou un avion soient vaccinés. Ce n’est pas tout le monde qui est d’accord. Et ce ne sont pas tous les partis qui sont d’accord. Alors, les Canadiens devraient pouvoir exprimer leur point de vue, a-t-il illustré.

Justin Trudeau a dit vouloir se battre pour un Canada sécuritaire et en santé. Il a également dévoilé certaines autres priorités de son équipe. C’est le moment d’être encore plus ambitieux pour créer du logement. De travailler encore plus fort sur le chemin de la réconciliation. D’être plus audacieux pour protéger l’environnement et faire croître notre économie. Mes amis, c’est le choix que vous avez à faire dans cette élection, a-t-il résumé.

Il a invité les autres chefs politiques à expliquer pourquoi ils refuseraient de donner la parole aux électeurs. Aux autres partis, expliquez pourquoi vous ne voulez pas que les Canadiens aient un choix, a-t-il défié.

Je pense que tout le monde comprend qu’on est dans un moment extrêmement important de notre histoire en tant que pays, a estimé Justin Trudeau.

À ses yeux, il importe de se projeter dans l’avenir pour connaître et déterminer quel genre de société la population désire.

Je pense que c’est important que les Canadiens puissent se faire entendre sur la manière dont ils veulent en finir avec cette pandémie et dont on va rebâtir en mieux. On est dans un moment où les Canadiens sont de plus en plus vaccinés. On n’est pas passés à travers cette pandémie encore. Et la façon dont on va le faire mérite d'être l'objet d'une décision et d'un choix faits par les Canadiens à propos des mois à venir, a-t-il dit.

Ses adversaires ne sont pas de cet avis. Pendant que le conservateur Erin O'Toole a évoqué le « péril » potentiel que représente selon lui la campagne électorale, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a estimé que les élections étaient « précipitées », tandis que le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a jugé que Justin Trudeau faisait preuve d'égoïsme. Pour sa part, la cheffe du Parti vert a jugé que le climat était loin d'être électoral.

La situation en Afghanistan

Le chef libéral s'est fait demander s'il était prudent de partir en campagne électorale alors que le conflit en Afghanistan s'aggrave et que le Canada a fermé temporairement son ambassade dans ce pays.

Nous demeurons extrêmement préoccupés par la situation en Afghanistan. Depuis des années, le Canada s’est engagé pour améliorer le sort et l’avenir du peuple afghan. C’est avec une grande tristesse qu’on voit les événements qui se déroulent en Afghanistan, a-t-il reconnu.

Je peux vous assurer que nos diplomates, nos fonctionnaires, nos ministres et moi-même […] nous allons continuer de faire le travail important pour ramener au Canada tous les Canadiens et s’assurer qu’on accepte 20 000 Afghans et leurs familles, a-t-il poursuivi.

Justin Trudeau a souligné que les institutions canadiennes sont suffisamment fortes pour permettre aux élus d'aller à la rencontre des citoyens tout en gérant le pays.

Notre démocratie est assez robuste et nos systèmes sont assez forts. Pendant qu’on fait tout cela, on peut aussi donner à tous les Canadiens une chance de s’exprimer sur comment nous allons continuer notre travail pour en finir avec cette pandémie en tant que pays et rebâtir en mieux, a-t-il répliqué.

Lorsque les journalistes lui ont demandé si, en cas de réélection d'un gouvernement minoritaire, il allait démissionner, Justin Trudeau a esquivé la question.

« J’ai dévoilé au cours des dernières années mes valeurs, ma perspective sur comment on va faire pour rebâtir en mieux. J’ai démontré que j’ai l’équipe et le plan pour améliorer le sort de milliers de Canadiens. »

— Une citation de  Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada

Les Canadiens vont se prononcer sur la nature du mandat qui sera donné au Parlement et au gouvernement. Moi, ma job et mon engagement envers les Canadiens, c’est que je vais continuer d’être là pour les appuyer […] aussi longtemps que ça prendra, avec tout ce que ça prendra, a-t-il enchaîné.

Mary Simon signe un document.

La gouverneure générale a officialisé, par sa signature, la dissolution du Parlement.

Photo : Bureau de la gouverneure générale

Plus tôt, la gouverneure générale, Mary Simon, a officialisé la dissolution de la Chambre des communes.

Les libéraux tenteront d’obtenir un troisième mandat et de regagner la position majoritaire à la Chambre des communes qu’ils ont perdue en octobre 2019.

La campagne électorale durera 36 jours, soit le minimum fixé par la loi. Les Canadiens seront ainsi appelés à voter pour une deuxième fois en moins de deux ans pour élire leur prochain gouvernement.

Au moment du déclenchement, on comptait 155 députés libéraux aux Communes, alors que le seuil de la majorité absolue est fixé à 170 sièges. Les conservateurs détenaient 119 sièges, le Bloc québécois 32, le NPD 24, le Parti vert 2, et 5 députés indépendants complétaient la 43e législature.

Il y avait un siège vacant, celui de la circonscription de Haldimand–Norfolk, en Ontario, qui avait été remporté par la conservatrice Diane Finley en 2019.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

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