•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pont de Québec : le rachat par Ottawa achoppe

Le pont de Québec vu de la promenade Samuel-De Champlain.

Le pont de Québec est un axe majeur dans la région de la Capitale-Nationale pour passer d'une rive à l'autre.

Photo : Radio-Canada / Sebastien Vachon

Les négociations entre le Canadien National et Ottawa pour le rachat du pont de Québec sont suspendues. À la veille du déclenchement de la campagne électorale fédérale, les parties ont échoué à trouver un terrain d’entente.

On a manqué de temps, soupire une source au fait des négociations.

Depuis plusieurs semaines, des discussions soutenues sont pourtant en cours. L’arrivée, le mois dernier, du négociateur Pierre Lortie dans le camp du Canadien National a permis un rapprochement entre les parties. Pour la première fois, le représentant du gouvernement fédéral, Yvon Charest, pouvait profiter d’un interlocuteur dédié au dossier.

« Il y avait une volonté réelle d’en arriver à une entente de part et d’autre, mais ultimement, le deal nous a échappé. »

— Une citation de  Une source au fait des négociations

Devant l’imminence du déclenchement de la campagne électorale fédérale, le gouvernement Trudeau a mis un terme aux discussions.

Impasse à Québec

Selon les informations obtenues par Radio-Canada, la compensation versée par le CN pour le rachat du pont de Québec par Ottawa correspondait aux attentes du gouvernement Trudeau.

C’est plutôt la participation du gouvernement Legault au montage financier final qui n’aurait pas permis de sceller l’entente.  

Au début de l’été, le président du Conseil du Trésor canadien, Jean-Yves Duclos, avait clairement établi qu’Ottawa devait obtenir une indemnisation adéquate avant d’accepter de reprendre le pont à sa charge.

Jean-Yves Duclos sourit à la caméra.

Le président du Conseil du Trésor canadien, Jean-Yves Duclos

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Avec un achalandage journalier qui dépasse 30 000 véhicules, le ministère des Transports du Québec (MTQ) demeure le principal utilisateur du pont.

Si le CN est propriétaire de la structure, la responsabilité du tablier relève du MTQ, d’où la nécessité d’obtenir une compensation significative du provincial, selon le gouvernement fédéral.

La CAQ se défend

Pour Québec, pas question de porter l’odieux de l’échec des discussions.

Le fédéral était tout simplement trop exigeant, laisse tomber une source au sein du gouvernement Legault.

Cette personne près du dossier rappelle l’engagement du MTQ à remplacer complètement le tablier du pont de Québec, qui arrive à la fin de sa vie utile.

Il s’agit d’une contribution significative, insiste notre source. Les coûts du chantier devraient s’élever à 200 millions de dollars.

Dans le camp fédéral, on souligne qu’il s’agit d’une fraction des travaux nécessaires pour assurer la pérennité de la structure, évalués à près de 800 millions sur 25 ans.

Partie remise?

Le déclenchement de la campagne électorale fédérale vient refermer la fenêtre d’opportunité entrouverte pour concrétiser le rachat du pont de Québec par Ottawa.

La couleur du gouvernement élu le mois prochain pourrait peser lourd dans la relance des pourparlers, surtout si un plan de retour à l’équilibre budgétaire est éventuellement annoncé au sortir de la pandémie.

Deux cyclistes sur la piste cyclable de la promenade Samuel-De Champlain.

Le pont de Québec vu de la piste cyclable de la promenade Samuel-De Champlain.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy-Roussel

Inauguré en 1917, le pont de Québec demeure une merveille d’ingénierie, puisqu’il est suspendu en porte-à-faux au-dessus du fleuve, sans l’usage de câbles.

La question de son entretien demeure un sujet chaud dans la capitale, le Canadien National plaidant que sa mise en valeur ne relève pas de sa responsabilité.

Le CN n'a pas donné suite à la demande d'entrevue de Radio-Canada.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !