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Les prochaines élections fédérales seront sans précédent, pandémie oblige

Une personne dans l'isoloir en train de voter.

La campagne électorale se déroulera en temps de pandémie.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Les élections fédérales devraient être déclenchées dimanche et les équipes des candidats se préparent. Car il s'agit d'une campagne électorale sans précédent, en pleine pandémie et alors que s'amorce une quatrième vague de COVID-19. Rien pour faciliter la tenue d'un scrutin qui coûtera plus de 600 millions de dollars aux Canadiens.

Principalement, il faudra faire les choses autrement, comme de faire campagne en plein air.

La députée libérale dans Hochelaga, Soraya Martinez Ferrada, s'est résignée à mener une campagne différente.

Je ne vois pas comment on va être capable de faire des rassemblements. C'est vraiment une stratégie de campagne à l'extérieur, dit-elle en effectuant son porte-à-porte.

Même s'il ne veut pas d'élections, le NPD se prépare aussi et différemment, comme l'explique le député de Rosemont-La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice.

Les fameuses poignées de main avec les hommes et les femmes politiques, ce ne sera pas vraiment possible. Même la gestion d'un local électoral, ça nous crée un problème, dit-il.

Élections fédérales : un défi pour Élections Canada

Le discours est le même au Bloc québécois.

Les militants de Longueuil-Saint-Hubert se préparent tranquillement à la campagne, on n'a pas le choix. Mais personnellement, je trouve ça complètement irresponsable d'envoyer le pays en élections en pleine 4e vague de la pandémie, déplore le député de Longueuil-Saint-Hubert, Denis Trudel.

Il y aura moins de locaux de campagne et la plupart des bénévoles seront en télétravail.

Pour Félix Mathieu, professeur adjoint en sciences politiques à l'Université de Winnipeg, la carte Joker de l'élection, c'est le contexte pandémique incertain. Un taux de participation très bas, ça vient briser la légitimité du prochain gouvernement qui sera mis en place, ajoute le professeur.

Et ce contexte pourrait modifier le déroulement de la campagne, comme ce fut le cas ailleurs au pays.

« On n'est pas à l'abri d'une suspension de campagne. À Terre-Neuve, on a dû suspendre la campagne elle-même et retarder le dépouillement du vote plusieurs jours en raison des complications associées au vote postal. »

— Une citation de  Éric Montigny, directeur scientifique, Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires

Les défis seront aussi nombreux pour Élections Canada. Une courte campagne de 36 jours donne peu de temps pour trouver la main-d'oeuvre nécessaire et les locaux adéquats pour les mesures sanitaires.

L'organisme estime le coût de ces élections à 610 millions de dollars, soit 100 millions de plus qu'en 2019.

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau et de Mathieu Belhumeur

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