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Élections en Nouvelle-Écosse : ce qu'il faut retenir de cette campagne

Le chef du Parti libéral de la Nouvelle-Écosse, Iain Rankin, le chef du NPD de la Nouvelle-Écosse, Gary Burrill, et le chef du Parti PC de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston.

De gauche à droite : le chef du Parti libéral de la Nouvelle-Écosse Iain Rankin, le chef du NPD de la Nouvelle-Écosse Gary Burrill et le chef du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse Tim Houston

Photo : La Presse canadienne

Les électeurs de Nouvelle-Écosse doivent, le mardi 17 août, choisir leur nouveau député et déterminer qui dirigera le prochain gouvernement provincial. Au cours de cette campagne électorale qui s'achève, chaque chef des principaux partis s'est présenté comme étant le plus apte à gérer l'après-pandémie.

Le samedi 17 juillet, le premier ministre libéral sortant Iain Rankin s'est rendu à la résidence officielle du lieutenant-gouverneur pour demander la dissolution de l'Assemblée législative et le déclenchement des élections.

Il est temps, a-t-il dit. Cette province est à un moment charnière.

La province était alors en phase 4 de son déconfinement, permettant aux candidats de faire du porte-à-porte et d'organiser de petits rassemblements.

Le désistement de Robyn Ingraham

La jeune barbière apparaît sur une pancarte électorale du Parti libéral.

Robyn Ingraham, ex-candidate pour le Parti libéral de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Facebook (@The Gentle Barber)

Alors que chaque parti s'empressait de nommer des candidats dans les 55 circonscriptions, la candidate libérale dans Dartmouth Sud, Robyn Ingraham, s'est désistée. Elle a d'abord invoqué sa santé mentale, puis elle a déclaré que la direction du parti l'avait poussée à démissionner en raison de photos de boudoir qu'elle avait publiées sur Internet.

Pendant les 10 premiers jours de la campagne, le chef libéral Iain Rankin a ainsi été forcé de défendre son personnel à plusieurs reprises. Il a répété qu'il a tenté par trois fois de joindre l'ex-candidate pour discuter de ses propos, mais sans succès.

Le chef du Parti progressiste-conservateur, Tim Houston, a quant à lui été questionné sur des menaces proférées en 2018 contre des cyclistes par Jennifer Ehrenfeld-Poole, candidate dans la circonscription d'Annapolis. Il l'a défendue et s'est opposé à son expulsion de la campagne.

Le chef libéral chahuté

Le 20 juillet, Iain Rankin s'est rendu à Amherst pour annoncer la suppression des frais de péage au passage Cobequid pour les automobilistes de la Nouvelle-Écosse.

Il a été accueilli par une vingtaine de manifestants dont beaucoup étaient déjà présents au blocage de la frontière avec le Nouveau-Brunswick le mois précédent.

Trois manifestants devant l'autobus de campagne d'Iain Rankin.

Des manifestants ont accueilli Iain Rankin à Amherst au quatrième jour de la campagne électorale avec, entre autres, des messages de soutien à la candidate indépendante Elizabeth Smith-McCrossin.

Photo : CBC/Robert Short

Le 8 août, une quinzaine de défenseurs des droits des personnes handicapées ont manifesté lors d'une conférence de presse d'Iain Rankin à Halifax.

Ils lui ont demandé d'honorer la promesse des libéraux faite en 2013 de mettre fin au placement des personnes handicapées dans des établissements spécialisés et de favoriser leur intégration dans la communauté.

Un débat sans surprise

Au 11e jour de la campagne, les chefs des trois principaux partis ont participé à leur premier débat télévisé.

Trois chefs participent à un débat.

Les chefs des partis libéral, néo-démocrate et progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse se sont affrontés lors d'un débat électoral, le 28 juillet.

Photo : Radio-Canada

Tim Houston a développé son message selon lequel le système de santé est en crise et seul un gouvernement progressiste-conservateur pourra le réparer.

Iain Rankin a assuré quant à lui que sous son gouvernement, aucun hôpital rural ne serait fermé sans le consentement des communautés concernées.

Le chef du NPD Gary Burrill est pour sa part resté le seul à défendre le maintien du contrôle des loyers après la pandémie.

Un homme vêtu d'un complet foncé parle à une tribune, entouré de personnes qui brandissent des affiches électorales.

Le chef du Nouveau Parti démocratique de la Nouvelle-Écosse, Gary Burrill, a lancé sa campagne le 17 juillet.

Photo : CBC / Michael Gorman

Hormis quelques échanges tendus, les chefs s'en sont tenus à promettre des investissements contenus dans leurs plateformes électorales.

Les libéraux prévoient un retour à l'équilibre budgétaire en quatre ans, tandis que les progressistes-conservateurs visent une période de six ans.

L'analyse d'Yvon Grenier, politologue à l'Université Saint-François-Xavier d'Antigonish

Les partis d'opposition ont eu ce succès d'imposer [la question de la santé]. Ça a forcé les libéraux à en parler tout le temps.

Fin de campagne plus offensive

Le 9 août, Iain Rankin a proposé de mettre en place un passeport vaccinal en Nouvelle-Écosse. Tim Houston et Gary Burrill ont seulement dit qu'ils suivraient les recommandations des autorités de santé publique.

Tim Houston souriant.

Tim Houston, chef du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse, le 22 juillet 2021.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Le 10 août, le ministre des Finances sortant et candidat dans Halifax Citadel-Sable Island, Labi Kousoulis, a attaqué point par point la plateforme des progressistes-conservateurs. Il s'en est pris notamment à un pilier de leur plan économique : la restitution d'une part des impôts provinciaux à certaines entreprises pour qu'elles paient mieux leurs employés.

Tim Houston a rétorqué qu'il s'agissait d'une manipulation qui démontrait un manque de confiance en soi et une incapacité d'Iain Rankin à critiquer les plateformes de ses adversaires.

L'analyse de Tom Urbaniak, professeur de sciences politiques à l'Université du Cap Breton

Le chef progressiste-conservateur et le chef néo-démocrate ont réussi à capter une certaine attention, [...] mais est-ce qu'ils ont assez de temps pour atteindre le niveau de soutien qu'avaient les libéraux au début de la campagne?

Dans ces derniers jours de campagne, les chefs des trois grands partis se rendent dans les circonscriptions-clés.

Élections Nouvelle-Écosse note qu'à quatre jours du scrutin, 126 675 Néo-Écossais ont déjà choisi de voter par anticipation, ce qui est plus que les 118 623 électeurs qui avaient voté par anticipation en 2017.

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