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De nouvelles murales aux couleurs autochtones à Calgary

Trois artistes des Premières Nations participent au festival d'art urbain BUMP cet été.

L'artiste Nathan Meguinis devant sa murale à Calgary.

Nathan Meguinis a commencé sa carrière en dessinant des portraits de l'acteur Bruce Lee, du boxer Muhammad Ali et des personnages du jeu vidéo Zelda.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

À la fin de l'été, la ville de Calgary sera ornée de 22 nouvelles murales. Le festival BUMP, dans le quartier Beltline, s’efforce depuis 2017 d’offrir plus de places aux artistes canadiens, notamment aux artistes autochtones.

Comme chaque jour depuis son enfance, Nathan Meguinis commence sa matinée par une cérémonie de purification avec de la sauge.

Je fais cela pour me débarrasser des mauvaises énergies. Je demande aux ancêtres de m’apporter une bonne journée, dit-il, une petite casserole à la main avec la plante, aussi appelée herbe de bison, encore fumante.

C’est la deuxième année consécutive que cet artiste de la Première Nation Tsuut’ina participe au festival BUMP (Beltline Urban Mural Project). J’ai mis cinq ans à être accepté, dit-il. C’est très rare d’être rappelé une deuxième fois.

Depuis sa création en 2017, BUMP souhaite inclure des voix autochtones dans sa programmation, explique le coordonnateur de projet, Jean-Gabriel Chiasson. 

Ils apportent une identité unique. BUMP, c'est un forum d’art public. C'est important pour nous d'avoir un espace pour élever les voix autochtones et s’assurer qu'elles fassent partie du paysage culturel à Calgary et au Canada, dit-il.

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Le voyage et les pensionnats

L’année dernière, Nathan Meguinis avait mis près de deux semaines pour finaliser son œuvre au coin de la 1re Rue et de la 14e Avenue. Cette fois-ci, il a reposé ses pinceaux et ses bombes aérosol au bout de neuf jours de travail.

Je deviens plus rapide et plus confiant. Je ne suis pas un professionnel, mais j’ai du talent. Je réalise que, sans travailler dur, le talent ne vous amène pas très loin, avoue Nathan Meguinis.

Nathan Meguinis travaille sur sa murale.

Nathan Meguinis a terminé son oeuvre murale jeudi.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Sa murale de 2021, au coin de la 11e Avenue et de Macleod Trail, représente une famille autochtone en voyage. Mon peuple a voyagé à travers tout le continent sur les routes commerciales [de la fourrure]. Les familles étaient tout le temps en déplacement, raconte-t-il.

Des points blancs représentent ces migrations au gré des saisons et des affaires. Les cygnes blancs peints sur le bâtiment font référence aux partenaires de vie rencontrés sur le chemin.

La couleur orange est prédominante. Elle fait référence aux pensionnats pour Autochtones des quatre coins du Canada et à leurs conséquences subies sur plusieurs générations, explique Nathan Meguinis. 

C’est aussi pour rappeler que, malgré ce passé sombre, nous sommes toujours là. Notre langue et notre culture ont survécu, ajoute-t-il.

La première murale de Nathan Meguinis dans une ruelle du quartier Betline.

La première murale de Nathan Meguinis se trouve dans une ruelle du quartier Betline.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Un sérieux coup de pouce

Percer dans le monde de l’art n’est pas évident, encore moins pour un Autochtone, selon Nathan Meguinis. 

Le festival BUMP est une véritable occasion pour les artistes autochtones de montrer leurs talents, estime-t-il.

Cette année, 3 participants sur 22 sont Autochtones. Depuis 2018, le festival a toujours eu au moins un muraliste les représentant. Un consultant spécialisé fait d’ailleurs partie du comité de sélection.

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