•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Élections pendant la pandémie : « beaucoup de planification », préviennent les experts

Un homme sortant d'un bureau de vote.

Le vote prévu pour le 20 septembre devra suivre les règles sanitaires en vigueur (port du couvre-visage, aération des bureaux et distanciation physique), précise Élections Canada.

Photo : Michelle-Andrea Girouard / CBC

Radio-Canada

Comment mobiliser les électeurs quand les rassemblements restent propices à la contamination? Il est tout à fait possible de tenir une élection fédérale en toute sécurité, à condition qu'Élections Canada ait le temps de s’y préparer, répondent des experts en santé publique.

Les mesures sanitaires devront être pensées au cas par cas, en fonction de l'emplacement, de la circonscription et des restrictions en matière de santé publique dans une communauté donnée, précise le Dr Fahad Razak, professeur adjoint à l'Université de Toronto et membre du groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19.

Ils devraient essayer de faire en sorte que cette campagne soit la plus longue possible, suggère-t-il, car il y a beaucoup de planification à faire pour réaliser cette opération en toute sécurité. Ils doivent laisser le temps aux bureaux de vote d'être revus et contrôlés pour en maximiser la sécurité.

Les questions relatives à la sécurité sanitaire durant la campagne électorale, puis dans les bureaux de vote, ont émergé dès l’annonce, jeudi, du déclenchement des élections fédérales qui devraient avoir lieu le 20 septembre prochain.

Le premier ministre Justin Trudeau doit se rendre à Rideau Hall dimanche pour demander la dissolution du Parlement, ont confié des sources anonymes.

Le jour du scrutin, les équipes mobilisées dans les bureaux de vote devront avoir confiance en leur propre sécurité, tout comme les électeurs qui feront la queue, qu’ils soient pleinement vaccinés ou non, note le Dr Razak. Il conseille donc d’étirer la période de vote pour minimiser la densité des groupes de personnes qui entrent et sortent un jour ou une heure donnés.

Fahad Razak s'exprimant en visioconférence.

Fahad Razak est médecin à l'hôpital St. Michael, à Toronto, mais aussi professeur adjoint à l'Université de Toronto et membre du groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19.

Photo : CBC

Fahad Razak anticipe aussi que les électeurs auront davantage recours au vote par correspondance, car cela peut se faire en toute sécurité, fait-il remarquer.

Élections Canada, cheville ouvrière de la sécurité

Élections Canada indique être en train d'identifier des bureaux de vote propices à la distanciation physique, mais qui sont également accessibles, disponibles et à proximité des électeurs, à l’instar des écoles locales, traditionnellement utilisées comme bureaux de vote en raison de leur emplacement.

Élections Canada dit aussi avoir consulté les autorités sanitaires provinciales et territoriales, qui ont examiné les protocoles sanitaires des bureaux de scrutin, a fortiori étant donné l'approche d'une quatrième vague, où le variant Delta, plus transmissible, sera prédominant.

Les agents d'Élections Canada travaillent conjointement avec les commissions scolaires, les directeurs d'école et les administrateurs pour s'assurer que les électeurs restent séparés des élèves et du personnel scolaire le jour du scrutin.

Dans tous les bureaux de vote, le personnel d'Élections Canada s'assurera que les portes et les fenêtres restent ouvertes et que la circulation d'air soit accrue. En outre, les équipes des élections déployées sur place devront porter un masque.

Nous mettrons en œuvre toutes les mesures d'adaptation et les directeurs du scrutin travailleront avec les directeurs d'école pour mettre en œuvre des exigences supplémentaires ou spécifiques en matière de santé et de sécurité, a assuré Natasha Gauthier, porte-parole d'Élections Canada, dans un courriel adressé à CBC News.

Risque de foyer d’éclosion

Nombre de responsables politiques vont devoir faire campagne et inciter les gens à voter dans un contexte de pandémie mondiale, ce qui inquiète Andrew McDougall, professeur adjoint de sciences politiques à l'Université de Toronto.

« Ce serait un scénario cauchemardesque si un parti organisait un rassemblement qui se transformait en un événement à forte propagation [virale]. »

— Une citation de  Andrew McDougall, professeur adjoint de sciences politiques, Université de Toronto

D’autant plus que le scrutin risque de se produire en pleine quatrième vague de COVID-19 avec une recrudescence des cas quotidiens. Les partis devront faire très attention à donner l'impression qu'ils prennent au sérieux la santé et la sécurité pendant les élections, avertit Andrew McDougall.

Scrutés pour leur plateforme électorale mais aussi pour le respect des règles sanitaires, les partis devront donc s'assurer que les événements et les méthodes de campagne suivent les conseils de santé publique, conclut-il.

Difficile, toutefois, de prédire si la peur de la COVID-19 dissuadera les électeurs de se rendre aux urnes, selon lui. De nombreux événements de campagne devraient se dérouler de manière virtuelle. Une adaptation qui pourrait permettre aux partis de montrer à leurs électeurs qu'ils prennent la pandémie au sérieux.

D'après les informations d'Ali Raza, CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !