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Feu de Tremont Creek en C.-B. : la municipalité de Logan Lake doit être évacuée

De la fumée s'échappe d'une forêt.

Le feu de Tremont Creek est passé d'une étendue de 4000 hectares à 36 411 hectares en un peu moins d'un mois, pour devenir le quatrième incendie le plus étendu actuellement dans la province.

Photo : BC Wildfire

La municipalité de Logan Lake, située à environ 60 kilomètres au sud-ouest de Kamloops, demande à ses quelque 2000 résidents d’évacuer les lieux en raison du danger que représente le feu de Tremont Creek, qui a pris de l'ampleur dans les dernières 24 heures, selon le service de gestion des incendies, BC Wildfire.

Le feu, qui s’étend sur un peu plus de 36 000 hectares, a dépassé certaines lignes de confinement. Mercredi, un allumage préventif a été effectué avec succès dans certains secteurs afin que le feu se replie sur lui-même, explique le vice-ministre des Forêts, Richard Manwaring.

L’incendie s’est toutefois rapproché de la communauté et pose toujours un risque, indique la mairesse du district de Logan Lake, Robin Smith.

Le feu s’est approché plus près de ce avec quoi nous sommes à l'aise, souligne-t-elle, en ajoutant que le mieux est d’essayer d’évacuer les gens de façon sécuritaire et dans l’ordre.

Elle recommande aux résidents de se rendre au centre d'évacuation de Chilliwack, faute de place à Merrit et à Ashcroft.

Le district régional de Thompson-Nicola a également publié un ordre d’évacuation pour une dizaine de propriétés situées sur les routes Old Meadow Creek et Tunkwa Lake en raison de ce même feu.

Les autorités rappellent l’importance de respecter les ordres d’évacuation et de ne pas s’entêter à rester sur place pour tenter de protéger ses biens.

Nous devons tous garder en tête qu’en raison des conditions de sécheresse extrême, les feux peuvent escalader rapidement et peuvent accabler ceux qui choisissent de rester derrière, indique la ministre des Forêts de la province, Katrine Conroy.

Des incendies pour encore longtemps

Les pompiers ont réalisé certains progrès ces derniers jours dans leur combat contre les 268 feux de forêt que compte actuellement la Colombie-Britannique, mais ce combat est loin de se terminer, prévient Richard Manwaring.

« Nous allons devoir combattre certains des grands feux situés dans le Centre-Sud de l'Intérieur jusqu'à l'arrivée des premières neiges. »

— Une citation de  Richard Manwaring, vice-ministre des Forêts

Les pompiers devraient parvenir à éteindre les feux qui se situent sur la côte, en fonction de leur étendue, d’ici les prochaines semaines, avance le vice-ministre des Forêts.

Un total de 3725 pompiers, dont 439 proviennent de l’extérieur de la province, combattent actuellement les incendies de forêt qui ont ravagé plus de 650 000 hectares jusqu’à présent.

Les pompiers vont travailler pour une période de 14 jours d’affilée avec des journées de 14 ou 15 heures, parfois 16 heures selon de la situation sur place, explique le chef des interventions, Mark Healy.

Ils regagnent ensuite leur tente où ils se reposent dans la chaleur brûlante avant de repartir le lendemain.

Des tentes sont installées sur un terrain dans l'Okanagan.

Un campement de pompiers à Vernon, dans l'Okanagan, où ceux-ci combattent le feu de White Rock Lake.

Photo : Radio-Canada / Chloé Dioré de Périgny

Lors d’une visite du campement, le chef des interventions s’est désolé des critiques reçues par des pompiers de la part de certains résidents, selon lesquelles les équipes n’en font pas assez sur le terrain, des critiques qui l’ont atteint droit au cœur.

« C’est l’une des choses les plus difficiles à entendre après des journées de travail aussi épuisantes. »

— Une citation de  Mark Healy, chef des interventions

La plupart des pompiers sont des millénariaux, explique-t-il, et ils voient ce qui se dit sur eux sur les médias sociaux et ne le prennent vraiment pas bien.

Il assure que les pompiers font tout ce qui est en leur pouvoir pour maîtriser les différents brasiers, dont celui de White Rock Lake, à l’ouest de Vernon.

Mère nature est capricieuse et continue de nous envoyer des choses qui rendent la situation difficile et nous faisons ce que nous pouvons avec les compétences que nous avons, affirme Mark Healey.

Avec des informations de Chloé Dioré de Périgny et Jenifer Norwell

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