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Des capteurs électriques pour déterminer si une tenue de pompier est trop usée

Des tenues de pompier accrochés au mur.

Les combinaisons protectrices des pompiers peuvent être exposées à des chaleurs extrêmes.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Des chercheurs de l’Université de l’Alberta élaborent un outil pour déterminer quand une combinaison de pompier devient trop usée pour être utilisée de façon sécuritaire. Les produits chimiques résiduels peuvent être absorbés par la peau et causer des problèmes de santé.

Exposée à des températures et des conditions météorologiques extrêmes, la tenue de protection des pompiers est mise à rude épreuve.

Selon la professeure adjointe au département d’écologie humaine de l’Université de l’Alberta Patricia Dolez, il n’est pas rare que des pompiers continuent d’utiliser des combinaisons sans savoir qu’elles sont trop usées, ce qui peut être dommageable pour leur santé.

Les produits chimiques générés par les feux peuvent pénétrer à travers les vêtements de protection. Ils s’accumulent dans le vêtement et risquent d’être absorbés par la peau, explique la spécialiste en vêtements et équipement de protection individuelle.

Elle ajoute que ce phénomène contribue au risque de développer des cancers chez les pompiers.

Patricia Dolez assise dans son laboratoire.

Patricia Dolez est une spécialiste des équipements de protection individuelle.

Photo : Radio-Canada

Simple d’utilisation

L’outil créé par Patricia Dolez et son équipe consiste en un système de capteurs électriques qui, une fois placés sur la tenue de combat du pompier, permettent de tester la résistance de cette dernière à la chaleur, à la lumière et à l’eau.

Le gros problème avec les fibres de haute performance utilisées pour ces vêtements de protection contre les incendies est qu'ils vieillissent sans signe visuel, explique la chercheuse.

Les pompiers pourront vérifier eux-mêmes la résistance de leurs uniformes en utilisant un simple multimètre.

C’est le même multimètre qu’on utilise à la maison pour mesurer si l’ampoule électrique fonctionne encore, dit-elle.

Actuellement au Canada, on recommande aux pompiers de ne laver leurs habits de protection que deux fois par an, afin de ne pas les endommager inutilement.

Ils sont ensuite systématiquement jetés au bout de 10 ans. Or, toutes les combinaisons ne s'usent pas au même rythme.

Selon Patricia Dolez, le système élaboré par l’Université de l’Alberta pourrait donc permettre aux services d’incendie de faire des économies.

Des fois, on va décider de tout remplacer les équipements en même temps, mais ça ne veut pas dire que toutes les combinaisons sont finies, explique-t-elle.

Bientôt sur le marché?

La chercheuse affirme que le projet, qui a commencé il y a trois ans, est sur la bonne voie.

L’Université a soumis une demande de brevet il y a quelques mois et bénéficie du soutien de cinq partenaires industriels pour développer son produit à grande échelle.

Tous les éléments sont en place pour que les pompiers et les services de protection incendie puissent en bénéficier le plus rapidement possible, conclut Patricia Dolez.

Avec les informations de Katrine Deniset

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