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Un comité formé pour développer le marché de la fibre cellulosique

Usine Kénogami de Produits forestiers Résolu

L'usine Kénogami de Produits forestiers Résolu (archives)

Photo : Radio-Canada

Dès l’an prochain, l’usine Kénogami de Produits forestiers Résolu (PFR) mettra en service son unité de production de fibre cellulosique. Les espoirs sont si grands pour ce produit dérivé du bois aux multiples possibilités qu’un comité de travail vient officiellement d’être formé pour le développer et créer des partenariats avec l’industrie.

À partir de filaments de cellulose extraits de la matière ligneuse, PFR veut créer un produit à haute valeur ajoutée qui pourrait révolutionner certains domaines. L’exemple le plus fréquemment utilisé pour démontrer la polyvalence de la fibre cellulosique est son utilisation possible lors de la fabrication de tableaux de bord pour les voitures.

C’est un produit qu’on peut utiliser dans diverses applications qu’on est encore en train d’explorer aujourd’hui. Par exemple, comme succédané à des produits du plastique, des additifs dans le béton. Il y a plusieurs applications potentielles pour ce produit-là. On est encore en démarches exploratoires pour essayer de déterminer la palette d’utilisations pour ce produit-là, a mis en contexte Louis Bouchard, directeur Affaires publiques et gouvernementales chez PFR.

L’an dernier, PFR a annoncé un investissement de 38 millions de dollars pour mettre en place une unité de production de filaments de cellulose à son usine de Kénogami. Québec et Ottawa ont aussi injecté des fonds. Avant d’amorcer la production en 2022, un comité est officiellement formé pour développer ce créneau porteur.

Quatre membres siègent à cette table de concertation qui vise à mousser les vertus de la fibre auprès d’entreprises où elle pourrait s’avérer précieuse.

Le groupe est formé de représentants de Résolu, de FPInnovations (une organisation privée spécialisée en recherche et développement), du vice-recteur aux partenariats de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) par intérim, Réal Daigneault, et du conseiller municipal Jean-Marc Crevier, qui siège à titre de représentant de Promotion Saguenay.

On a déjà beaucoup de partenariats avec PFR, entre autres au niveau de l’écologie forestière. C’est sûr que c’est une corde de plus à ajouter à notre porte-folio de recherche , s’est réjouie la directrice des communications et des affaires publiques de l’UQAC, Marie-Karlynn Laflamme.

Ce qui m’encourage le plus, c’est d’avoir la compagnie Résolu qui veut développer et aider la région. Ils veulent trouver des gens dans la région qui pourraient se servir de ce produit-là. Les prochaines rencontres, on va déjà être en mesure d’identifier des entreprises. Ensuite, ça va être de les contacter. Ça, c’est vraiment encourageant , dit Jean-Marc Crevier.

Le conseiller municipal Jean-Marc Crevier

Le conseiller municipal Jean-Marc Crevier

Photo : Radio-Canada

Le conseiller croit que la fibre cellulosique offre d’infinies possibilités. Il salue son caractère vert.

Le premier tonnage va sortir début 2022. C’est une des grosses productions au niveau de la planète. On dit qu’on vient de passer à côté d’un gros projet qui ne rencontrait pas les normes environnementales [GNL Québec]. Moi, je capote de voir toutes les possibilités de cette nanocellulose. C’est petit, mais ça peut être grand, poursuit Jean-Marc Crevier.

Alors que le déclin de produits comme le papier journal se poursuit à l’échelle planétaire, PFR voit, dans la fibre cellulosique, l’opportunité de se diversifier.

C’est quelque chose dans lequel on croit. Et si c’est quelque chose qui peut permettre de repositionner la région comme chef de file dans un nouveau produit, je pense que ça va être bénéfique pour tout le monde , croit Louis Bouchard.

À terme, la nouvelle structure de concertation pourrait ressembler à la Société de la vallée de l’aluminium.

La différence est qu’au moment de la formation de la SVA, l’aluminium et ses propriétés étaient mieux connus et maîtrisés. L’étendue du potentiel du filament de cellulose et ses multiples possibilités restent à découvrir.

Éventuellement, PFR aimerait qu’une grappe industrielle soit créée dans la région autour de la fibre cellulosique. Lentement, mais sûrement, l’entreprise veut faire découvrir tout le potentiel de ce produit encore méconnu.

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