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Le drapeau acadien va flotter au lieu historique du Fort-Anne

Andrew et Arthur Hebert s'apprêtent a hisser le drapeau acadien au mât du Fort-Anne.

La famille Hebert a renoué avec ses racines en revenant s'installer près de Belle Isle.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Martel

Un groupe d’Acadiens va hisser le drapeau de l'Acadie devant le lieu Fort-Anne à Annapolis Royal.

Robert Surette explique que l’idée est venue lors de discussions avec d'autres Acadiens de la région.

On s’est fait dire que le levé du drapeau acadien n’a jamais été célébré un 15 août sur le terrain de Fort-Anne, dit l’Acadien installé à Belle Isle non loin du lieu historique national.

« C’est une activité historique! »

— Une citation de  Robert Surette

Et qui de mieux, pour hisser le drapeau qu’une nouvelle génération d’Acadiens, dont la famille est revenue s’établir dans la région?

Je vais faire un petit discours, et mon frère et moi, on va lever le drapeau, annonce Andrew Hebert.

Les deux frères souriants portent chacun une épinglette du drapeau de l'Acadie.
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Andrew Hebert et son petit frère Arthur seront les premiers à hisser le drapeau acadien au Fort-Anne le 15 août.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Martel

Il n’a que 10 ans et son frère Arthur en a 5, mais ce seront les invités d'honneur pour hisser le drapeau dimanche. Et ils sont déjà bien informés sur le parcours de leurs ancêtres acadiens.

Mon grand-père va sur Ancestry.ca et il me dit beaucoup à propos de ça.

Leur père est Mark Hebert, le voisin de Robert Surette et l’ami d'Alain LeBlanc et de Paul Lalonde qui voulaient tous faire quelque chose pour souligner l’histoire des premières familles acadiennes qui sont arrivées dans la région.

C’est vraiment ici que l’histoire de l’Acadie commence, indique Paul Lalonde, qui travaille chez Parcs Canada, au lieu historique de Port-Royal.

Le cimetière qu’on appelle aujourd’hui le cimetière de la garnison, c’était le cimetière de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste de Port-Royal. Tous les Acadiens ont des ancêtres enterrés là.

Alain LeBlanc dit que les gens oublient que même si les Anglais ont attaqué le fort Anne en 1654, ils n’ont pas laissé d’administration anglaise pour gouverner les familles de colons.

Donc, c'était une administration acadienne, ici, explique Alain LeBlanc, même si c’était sous la position de la Nouvelle-Angleterre.

Nouvelle association acadienne

Le groupe d’apprentis historiens enthousiastes d’une dizaine de personnes espère que hisser le drapeau acadien au Fort-Anne ne sera que le début d’une aventure pour valoriser davantage l’histoire des familles acadiennes qui s’étaient établies dans les environs avant d'être déportées.

Une dizaine de personnes debout sur le terrain du Fort-Anne.
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Les membres de la nouvelle association veulent faire rayonner l'histoire des premières familles acadiennes qui se sont établies en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Martel

Paul Lalonde croit que la région entre le Port-Royal d’aujourd’hui et la ville d'Annapolis Royal ainsi que les terres le long de la rivière Annapolis devrait être reconnue pour son histoire acadienne au même titre que d’autres régions de la Nouvelle-Écosse.

« Ici, c’est aussi important que Grand-Pré et les régions acadiennes. »

— Une citation de  Paul Lalonde

C’est pour cette raison que lui et les autres veulent aussi mettre sur pied une association francophone qui ferait rayonner cette histoire.

On s’enregistre présentement : l’Association des familles acadiennes de Port-Royal 1632-1755, dit Robert Surette.

Et ils veulent travailler avec les autres associations francophones comme celle de Clare et celle de la vallée, mais aussi avec la ville d’Annapolis Royal pour que les activités ou les projets qui se mettront en branle reflètent les idées et les visions de tous.

Vers le Congrès mondial acadien

C’est bien qu'ils fassent ça avant le projet mondial acadien, estime la mairesse d’Annapolis Royal, Anne-Marie Boyer.

La mairesse devant un musée.
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La mairesse Anne-Marie Boyer, une Acadienne aussi, se réjouit du regroupement qui aidera à mettre en valeur l'histoire acadienne de sa ville.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Martel

Elle-même est une Acadienne et très attachée à l’histoire de ses ancêtres de la famille Morin. Elle comprend donc l’importance de mieux outiller la région pour accueillir les Acadiens qui sont à la recherche de leurs racines.

« On n’a pas vraiment de présence acadienne comme à Grand-Pré, ici, il n’y a rien de concret. »

— Une citation de  Anne-Marie Boyer

Bien sûr, il y a la terre des Melanson, la maison acadienne aux jardins historiques et le musée O'Dell où les gens peuvent consulter certains ouvrages qui relatent entre autres l’histoire des premières familles acadiennes. Mais il n'y a pas de centre d'interprétation officiel ou de lieu commémoratif pour accueillir en grand nombre les Acadiens qui seraient à la recherche de l’histoire de leurs ancêtres.

Ce n’est pas ancré dans un édifice, dit la mairesse. Alors, je crois qu’à Fort-Anne c’est la place.

Et c’est là que le 15 août, le drapeau acadien sera hissé pour la première fois, du moins la première fois depuis bien longtemps.

On a tous commencé ici, rappelle Paul Lalonde. C'est pourquoi c’est important, c’est spécial que les Acadiens fêtent la fête nationale ici, au lieu du début.

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