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Sébastien Ricard milite pour la valorisation du parc de l'Amérique-Latine

L'artiste Sébastien Ricard

Le chanteur de Loco Locass et comédien Sébastien Ricard milite en faveur de la valorisation des monuments, statues et bustes qui occupent l'espace du parc de l'Amérique-Latine, à Québec.

Photo : Radio-Canada / ICI Radio-Canada/Louis-André Bertrand

Hors circuit et difficiles d’accès, le parc de l'Amérique-Latine et les monuments témoignant de la « vivante amitié et de profonde solidarité entre les peuples de l’Amérique latine et les Québécois » qui s’y trouvent, méritent d’être mieux valorisés, estime le comédien et musicien Sébastien Ricard, dans une lettre ouverte publiée dans Le Devoir, mercredi.

Tombés par hasard sur le parc au cours d’une balade, l’artiste originaire de Québec et son père, l’écrivain André Ricard, qui cosigne la lettre, se désolent que le lieu et sa signification ne soient pas mieux connus du grand public.

On a découvert l'existence de ces bustes, de ces statues, de ces dons prestigieux des pays de l’Amérique latine à l’endroit du Québec et du peuple québécois. On s’est dit que c’était absolument incroyable que nous, qui connaissons la ville, l'avons arpentée, marchée, dans tous les sens – moi, j’y suis né –, n’ayons jamais eu connaissance de ce parc-là, a raconté l’artiste au micro de Première heure.

Une immense statue du général et homme politique vénézuélien, Simón Bolívar. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La statue équestre du Libertador Simón Bolívar, don de la République du Venezuela se situe dans le parc de l'Amérique-Latine.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Capovilla

Le comédien déplore qu’on ne puisse visiter le parc, qui se trouve derrière le palais de justice de Québec, entre les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency et le tunnel Joseph-Samson, qu’en passant par la piste cyclable longeant la rivière Saint-Charles, un accès qui n’est pas prioritairement piétonnier. Et qu’on n’y arrive que par hasard, faute de connaître le lieu.

On a découvert ce parc-là, qui a l’air vraiment d’une arrière-cour du palais de justice, où on a rangé là, sans trop savoir quoi faire avec, ces statues, ces bustes, qui sont absolument extraordinaires, et qui sont autant de témoignages d’amitié, mais aussi de l’histoire de la décolonisation de l’Amérique du Sud, et qui à mon avis méritent totalement d’être vus, connus, et devraient être placés dans un endroit à la hauteur de ce qu’ils représentent.

Une citation de :Sébastien Ricard, comédien et musicien
La sculpture d'une révolutionnaire bolivienne dans un parc de la ville de Québec.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le buste de Juana Azurduy de Padilla (1781-1862), révolutionnaire bolivienne et une chef de la guérilla durant les guerres d'indépendance de l'Amérique du Sud au début du XIXe siècle.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Capovilla

Appel sans réponse

Après avoir lancé un appel qui est demeuré sans réponse à la Commission de la capitale nationale, gestionnaire du lieu, Sébastien et André Ricard ont eu l’idée d’écrire une lettre ouverte pour dénoncer la situation. Une lettre à laquelle 11 personnalités publiques, dont le dramaturge Robert Lepage, ainsi que les députés solidaires Sol Zanetti et Catherine Dorion, ont ajouté leur signature.

On a eu l’idée – c’est mon père qui l’a eue –, dans un premier temps, de s’adresser à la Commission de la capitale nationale. Il n’y pas eu vraiment de suite à cet appel-là. [...] Ç’a été une discussion sans suite où l’on considérait que le parc était très bien où il était là. Et qu’il n’était pas question de le replacer. Il n’y avait pas vraiment une oreille attentive aux préoccupations qui étaient les nôtres, a résumé Sébastien Ricard.

Ce dernier estime que de mieux publiciser le lieu, qui est trop confidentiel, ne suffira pas à le faire sortir de l’ombre. Il aimerait voir le parc relocalisé, mais pas nécessairement en Haute-Ville, où il aurait pourtant plus de visibilité.

Le fait que le parc se trouve dans la Basse-Ville, c’est une bonne chose et je ne vois pas pourquoi le parc devrait être placé dans la Haute-Ville. C'est formidable qu’il se trouve en Basse-Ville. Je ne pense pas que ce soit à mon père ni à moi ou aux gens qui ont appuyé la lettre, de réfléchir à un endroit comme tel. Parce que je sais qu’il y a une foule de données qui entrent en considération pour replacer et imaginer une place qui, à mon avis, devrait être très prestigieuse.

Une citation de :Sébastien Ricard, comédien et musicien
Une allée du parc de l'Amérique-Latine à Québec avec des sculptures.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une allée du parc de l'Amérique-Latine à Québec.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Capovilla

Ce que le duo père-fils souhaitait, c’est lancer le débat. D’autant plus que la Commission de la capitale nationale et Québec lancent actuellement un appel aux peuples qui ne sont pas encore représentés dans le parc de faire des dons d'œuvres pour le meubler.

Je ne vois pas quel intérêt ces peuples-là auraient de donner suite à une telle demande quand on sait le sort qui est réservé à ces œuvres-là. Je trouve ça très particulier... a laissé entendre Sébastien Ricard.

Le rappeur de Loco Locass met d’ailleurs au défi quiconque voudrait trouver le parc de l'Amérique-Latine de le faire. Ce n’est vraiment pas évident...

Une statue de Don Bernardo O'Higgins.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La statue équestre de Don Bernardo O'Higgins, héros de l'indépendance chilienne.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Capovilla

Monuments, bustes et statues du parc de l'Amérique-Latine

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