•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’accès au logement abordable reste difficile à Winnipeg, selon un militant

Vue sur des tours d'habitation de Winnipeg.

Le taux d'inoccupation des logements à Winnipeg est de 3,8 %.

Photo : Radio-Canada / Trevor Brine

Radio-Canada

Malgré un marché plus favorable aux locataires durant la dernière année, trouver un appartement abordable à Winnipeg reste un défi, selon le directeur intérimaire de la section manitobaine du Centre canadien de politiques alternatives, Josh Brandon.

Il y a des difficultés pour accéder au logement abordable. Si on a assez d’argent, on peut toujours trouver quelque chose. Si on est un étudiant ou une personne à faible revenu, c’est très difficile de trouver un appartement à Winnipeg, affirme M. Brandon, en entrevue à l’émission Le 6 à 9.

C’est presque 1000 $ pour un appartement d’une seule chambre. Et pour ces appartements, il y a un très bas taux d’inoccupation, ajoute-t-il.

Selon le dernier rapport sur le marché locatif au pays de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, Winnipeg avait un taux d’inoccupation de 3,8 %, contre 3,1 % en 2019.

Toutefois, le loyer moyen était de 1107 $ à Winnipeg en 2020, soit une hausse de 3 % par rapport à 2019, quand celui-ci s'élevait à 1070 $.

Le coût élevé du logement est davantage ressenti par les groupes les plus vulnérables, dont les personnes de minorités visibles, les familles nombreuses, et les personnes qui doivent avoir un appartement adapté en raison d’un handicap physique, note Josh Brandon.

Peut-être qu’ils seront au bas de la liste [de personnes] à qui les compagnies de logement voudraient louer, indique-t-il.

La moitié des appartements en location à Winnipeg sont la propriété de grandes entreprises de location. Josh Brandon dit que la section manitobaine du Centre canadien de politiques alternatives mène une étude à ce sujet.

J’espère qu’on aura une meilleure réponse dans les prochaines années. Quand on voit la situation, où il y a très peu de compagnies qui gèrent la majorité des logements, c’est difficile pour les locataires [d’obtenir un meilleur prix], conclut-il.

Avec les informations de Patricia Bitu Tshikudi

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !