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Des intervenants estriens accueillent bien le plan de rentrée de Québec

Un enfant lève la main dans une classe scolaire.

En Estrie, les mesures annoncées pour la rentrée des classes sont assez bien accueillies. (archives)

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

Alors que Québec craint une quatrième vague de COVID-19, le ministre de l’Éducation a annoncé une rentrée scolaire prudente mercredi. En Estrie, ces mesures sont assez bien accueillies par les intervenants avec qui Radio-Canada s’est entretenue.

L'abandon des classes-bulles est notamment vu comme une bonne nouvelle. Le retour des cours à option au secondaire et la possibilité de pratiquer des activités parascolaires ont aussi été bien reçus par les communautés scolaires.

Au secondaire, un passeport vaccinal sera toutefois imposé aux jeunes qui pratiquent des activités qui présentent un haut risque de transmission.

Il y a beaucoup d’éléments qui sont positifs et qui vont faire en sorte qu’on va vivre une rentrée beaucoup plus près de la normale que ce qu’on avait l’habitude de voir. La notion de bulle-classe qui ne sera plus présente, tant au niveau secondaire que primaire, c’est un casse-tête de moins, c’est certain, se réjouit Christian Provencher, le directeur général du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke.

Le directeur des programmes sportifs de l'école secondaire du Triolet Jean-Benoît Jubinville accueille aussi cette annonce avec joie.

« Les jeunes ont été extrêmement patients l’an passé. Ils se sont entraînés sans pouvoir jouer de parties, ça a demandé des efforts surhumains pour des jeunes de cet âge-là. Là, ils vont pouvoir jouer des parties. C’est la bonne nouvelle. »

— Une citation de  Jean-Benoît Jubinville, directeur des programmes sportifs à l'école secondaire du Triolet

Le passeport vaccinal, ça va demander plus de gestions pour les écoles, pour les organismes sportifs, c’est certain. Par contre, si ça permet aux jeunes de jouer, on va faire tout ce qu’on peut faire pour leur donner cette chance-là, ajoute-t-il.

Cette dernière mesure est toutefois accueillie de façon partagée.

Le Regroupement des comités de parents autonomes du Québec s'y oppose notamment, et craint que le passeport crée deux catégories d'élèves, basées sur leur statut vaccinal.

Retard de livraison de lecteurs de CO2

Le retard dans la livraison de lecteurs de CO2 pour les écoles, qui avaient été promis afin de limiter la transmission de la COVID-19, provoque également du mécontentement dans les milieux scolaires.

Il faudra attendre au moins jusqu'à la mi-décembre pour voir des lecteurs de dioxyde de carbone dans l'ensemble des classes du Québec.

C'est une déception pour certains syndicats qui représentent les enseignants, même si le premier ministre François Legault affirme que la qualité de l'air dans les classes ne représente pas de risque pour les élèves et le personnel .

Les détecteurs de CO2 sur la qualité de l’air, pour nous, c’est quelque chose que ça fait longtemps qu’on dit que ça aurait dû être accéléré, que ce soit dans l’étude ou dans le processus d’implantation, explique Alina Laverrière, la présidente du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska.

« C’est quelque chose qui aurait dû se faire beaucoup plus rapidement que ça, et on est un peu déçus de voir l’issue de la situation actuelle, où on nous promet des choses, mais que rien n’est réellement fait.  »

— Une citation de  Alina Laverrière, présidente du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska

Beaucoup d’éléments liés à la rentrée restent toujours en suspens. Les intervenants attendent des réponses du gouvernement pour bien se préparer au mois de septembre.

Avec les informations de Marie-Hélène Rousseau

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