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Une autre étape pour faire de Gatineau un acteur majeur de la cybersécurité

Un homme tape des lignes de code sur un ordinateur portable.

Motorola a procédé, mercredi, à l'ouverture du premier Centre canadien des opérations de réseau et de sécurité pour la sécurité publique (Archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

L’ouverture du premier Centre canadien des opérations de réseau et de sécurité pour la sécurité publique de Motorola Solutions, mercredi, à Gatineau, marque une nouvelle étape dans la volonté d’y développer le secteur de la cybersécurité.

Motorola investira jusqu'à 15 millions de dollars, sur cinq ans, en infrastructures, équipements, logiciels et pour embaucher une trentaine d’employés au sein de son Centre des opérations de Sécurité des Réseaux, situé boulevard de la Technologie, à Gatineau.

L’entreprise y assurera, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an, la gestion et la sécurité des réseaux dédiés aux communications critiques et des logiciels de centre de commandement pour les premiers intervenants au Canada.

Pour Antoine Normand, président d’In-Sec-M, une organisation à but non lucratif qui soutient l'innovation et la croissance de l'industrie de la cybersécurité, cette annonce vient marquer une nouvelle étape dans le projet de zone d’innovation à Gatineau.

Antoine Normand répond aux questions de la journaliste.

Antoine Normand, président d’In-Sec-M (Archives)

Photo : Radio-Canada

C’est un investissement très intéressant. Comme vous le savez, nous sommes en train de mettre en place une zone d’innovation. Et le principe de cette zone, c’est de faire de l'attraction d’investissements, étrangers surtout, de l’extérieur de la région, dit-il.

Gatineau point névralgique

Pour le président de Motorola Solutions Canada, George Krausz, le choix de Gatineau ne faisait aucun doute.

La raison pour laquelle nous avons décidé d’investir ici, c’est pour les multiples talents qui s’y trouvent et les nombreuses universités. Et aussi, parce que nous voulons développer une technologie bilingue et nous avons ça, dans cette région, a-t-il lancé en conférence de presse.

Un homme parle au micro.

Le président de Motorola Solutions Canada, George Krausz

Photo : Radio-Canada

Motorola possède déjà plusieurs clients à Ottawa et Gatineau, dont le Service de police de la Ville de Gatineau et le Service de police d’Ottawa, mais aussi des agences fédérales. Avec cet investissement, l’entreprise espère continuer de prospérer.

La proximité avec Ottawa est un élément déterminant, analyse M. Normand.

Une des raisons pour lesquelles Motorola vient s’installer ici, c’est pour être à côté du gouvernement fédéral qui va être le plus gros donneur d’ordre en matière de besoin de cybersécurité, explique-t-il.

D’autant que le gouvernement actuel prévoit dépenser beaucoup dans ce secteur au cours des prochaines années, a indiqué le secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement et député de Gatineau, Steven MacKinnon, lors de l’annonce de mercredi.

Le gouvernement du Canada entend dépenser des milliards et ça ne cesse d'augmenter, car les risques ne cessent d’augmenter en matière de cybersécurité. Gatineau est une région toute désignée pour profiter de ces investissements-là.

Faire de Gatineau une place forte de la cybersécurité

Même si le nouveau centre de Motorola ne sera pas directement implanté dans le triangle de Connexité, reconnaît M. Normand, sa présence sera bénéfique à tout l’écosystème de la région.

C’est le 9e centre qu’ils ont dans le monde. Donc, c’est une très, très grosse compagnie. Et leurs investissements en cybersécurité, plus spécifiquement en cybersécurité de la sécurité publique, leur modèle d’affaires, c’est de protéger les réseaux que les premiers répondants utilisent pour nous protéger nous autres. Donc, c’est un joueur important, explique-t-il.

« En attirant des gens avec des talents de très haute qualité, on vient contribuer à tout l’écosystème d’Ottawa-Gatineau. »

— Une citation de  Antoine Normand, président d’In-Sec-M

Cette spécialité de Motorola rend d’autant plus pertinente son installation dans le district de l'Orée-du-Parc, juge sa représentante municipale, Isabelle N. Miron.

Ça me touche particulièrement qu’on parle de la cybersécurité des premiers répondants, car on est dans le quartier qui a été touché par la tornade. S’il y a un quartier qui le sait, à quel point c’est important de réagir vite en cas d’urgence et de façon sécuritaire, c’est bien ici, dit-elle.

« Pendant longtemps, Gatineau n’était pas considérée par des entreprises multinationales comme celle-là. Maintenant, on parle d’une voix forte. »

— Une citation de  Isabelle N. Miron, conseillère du district de l'Orée-du-Parc

L’arrivée de Motorola ouvre de nombreuses perspectives, poursuit Mme N. Miron, en consolidant également le quartier industriel sur le boulevard de la Technologie.

On est content de voir de nouveaux emplois, des gens qui viennent s’établir [...]. Ça devrait avoir des effets multiplicateurs sur les commerces, sur le résidentiel, donc c’est que du positif, dit-elle. Si Gatineau était capable de se démarquer, puis de devenir le pôle de la cybersécurité au Canada et en Amérique du Nord, les possibilités seraient infinies.

Ce rêve, c’est aussi celui d' Antoine Normand.

Ça envoie le message qu’on a un pool de talents qui sort de l’ordinaire. On a probablement la deuxième plus grosse concentration de personnel en informatique en Amérique du Nord, après la Californie. On a la main-d'œuvre la plus bilingue au Canada et probablement, la plus formée aussi, estime-t-il.

Mais pour permettre à Gatineau de devenir cette place forte de la cybersécurité, tel qu’il le souhaite, encore beaucoup de travail reste à faire, poursuit le président d’In-Sec-M.

On a déposé le projet de zone en cybersécurité auprès du gouvernement du Québec en avril dernier. [...] On attend une réponse. Dans le plan d'affaires qu’on a déposé, on a au-delà de 250 millions de dollars en investissements privés qui vont être attirés parce qu’on met en place une zone d’innovation. Le 15 millions [de Motorola], c’est un des blocs de ce qu’on est en train de construire.

Avec les informations d’Antoine Trépanier

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